Cameroun: Une technique de production révolutionnaire de Bananier-plantain :: Cameroon

Le nouveau procédé expliqué aux producteurs depuis lundi à Ngoumou.
Contribuer à l’amélioration durable de la productivité et de la compétitivité de la filière plantain à travers la production en masse du matériel végétal de qualité. C’est l’objectif que se donne le Comité national de développement des technologies (CNDT), avec l’appui technique du Centre africain de recherche sur le bananier-plantain (Carbap), à travers la formation d’une soixantaine de formateurs représentant des ONG, des GIC et des organisations de producteurs des régions du Centre et de l’Est. La formation porte sur les techniques de multiplication horticole in vivo (au sein du vivant) du bananier-plantain avec un accent particulier mis sur la technique des plants issus des fragments de tiges (PIF).

La banane-plantain est selon le directeur général du Carbap, Jean Daniel Ngou Ngoupayou, l’une des cultures vivrières qui contribue à la croissance agricole et à la sécurité alimentaire au Cameroun. Car elle participe à hauteur de 16% dans la formation du revenu des paysans des zones forestières et contribue à 4,5% au PIB agricole. Pourtant, la production de cette culture reste faible, en dépit de la demande sans cesse croissante des plants qui s’élève à 20 millions par an. Cette insuffisance est causée par l’absence de semences et de rejets en quantité et en qualité.

Pour combler ce déficit, la technique PIF, initiée par le Carbap, va permettre d’améliorer la production. D’après le secrétaire permanent du CNDT, Boubakar Likiby, «à partir de cette technique, le producteur peut faire une planification réaliste de la production de la banane-plantain à travers la production des plants de même nature. Pour le Directeur général du Carbap, «la technique PIF est une méthode de multiplication horticole très rapide qui permet en un temps très court de produire des semences en qualité et en quantité». En effet, avec la technique PIF, ajoute Jean Daniel Ngou Ngoupayou, on peut produire en un an, à partir d’un rejet, entre 10 et 20 plants. Et en étant appliqué, il est possible d’obtenir jusqu’à une centaine de plants en fonction des variétés. Avec 200 mètres carrés de plantation, par exemple, on peut produire entre 10 000 et 20 000 plants par an. Au terme de cette formation qui s’achève, vendredi prochain, les formateurs devront former chacun au moins 20 autres producteurs de leurs groupes respectifs.

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