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Énergie. Le Cameroun veut exporter de l'électricité en 2019

Énergie. Le Cameroun veut exporter de l'électricité en 2019

Avec une capacité installée de 1200 Mégawatts, le pays investit massivement dans la construction des barrages pour générer une production supplémentaire de 700 MW à court terme.

Le Cameroun compte tirer avantage de ses atouts économiques. Ainsi, du point de vue des ressources énergétiques, le pays présente le deuxième potentiel hydroélectrique le plus important d’Afrique. Dans les projections de la vision d’Emergence du Cameroun à l’horizon 2035, le pays se positionne comme le hub énergétique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Cemac). Avec la mise sur pied de la Société nationale du transport d’électricité (Sonatrel), le Cameroun se rapproche de plus en plus de cet objectif. Selon le gouvernement, le lancement de cette entreprise pose les bases de l’exportation de l’électricité en direction des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale et du Nigeria. En effet, au regard des infrastructures existantes et de l’entrée en fonction des barrages hydroélectriques en cours de construction, le Cameroun qui dispose actuellement d’une capacité installée de 1200 Mégawatts (MW), pourrait enregistrer près de 700 MW

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supplémentaires d’ici à l’année prochaine.


Cet « excédent » d’énergie, inhérent à l’entrée en production des barrages hydroélectriques de Memv’ele et Mekin (Sud), Lom Pangar (Est) et Warack (Adamaoua) et les autres, pourrait permettre d’approvisionner la Centrafrique, le Congo, le Tchad et le Nigeria qui en ont besoin. Dans cette perspective, le rôle de la Sonatrel est central. Avec un budget arrêté à 109 milliards de FCFA pour l’exercice 2018, c’est cette structure qui doit désormais s’atteler à donner corps à cette ambition. La société dispose désormais des moyens humains nécessaires. Actuellement, le processus de transfert vers la Sonatrel de 230 agents de la société Energy of Cameroon (ENEO), chargée de la production de l’électricité et à qui incombe encore le transport, est en cours de finalisation. Mais au vu des besoins d’investissement préalable à l’exportation de l’électricité, il faut également des moyens logistiques et surtout financiers. Selon le Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), le Cameroun devrait produire à l’horizon 2025, plus de 3 000 MW d’électricité.


A cause de la vétusté des infrastructures et de leur insuffisance, près de 40 % de l’électricité produite se perd dans le transport, renseigne-t-on à ENEO. C’est conscient de cette réalité que la Sonatrel a monté un plan d’investissement visant à combler ces manquements. D’une valeur de 900 milliards de FCFA, ce plan vise à renouveler les lignes de transport existantes. L’on projette par ailleurs la construction de nouvelles lignes de transport d’électricité pour raccorder le réseau électrique camerounais à des potentiels pays importateurs de l’énergie hydroélectrique produite au Cameroun.


Olivier Bokale, cameroon-report

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