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44 000 fonctionnaires fictifs détectés au Cameroun

44 000 fonctionnaires fictifs détectés au Cameroun

Plus de 36.000 salariés de l’État camerounais n’ont pas participé à l’opération de comptage physique organisée par le gouvernement, alors que 8000 autres dossiers ont été rejetés pour des raisons diverses, a appris APA lundi auprès du ministère des Finances.

Ce sont donc 44000 agents de l’État, sur un total de 310.786 déclarés, qui pourraient se retrouver rayés du fichier solde de l’État au terme du recensement qui s’achève mardi, pour une économie potentielle de l’ordre de 100 milliards FCFA par an.
L’opération de comptage physique des personnels de l’État (COPPE) avait été lancée en avril 2018 dans le cadre du processus de rationalisation de la dépense salariale, avec pour but «d’identifier et d’expurger du fichier solde de l’État tous les agents publics y émargeant irrégulièrement du fait d’une absence non justifiée, d’une démission ou d’un décès non déclaré».
En août 2015 déjà, le ministère de la Fonction publique avait menacé 10375 agents publics de radiation du fichier solde de l’État, au cas où ils ne se plieraient pas sous huitaine aux opérations de recensement physique destinées à détecter les salariés fictifs dans leurs administrations respectives, un phénomène qui semble

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faire de la résistance au Cameroun en dépit des multiples opérations engagés de dénombrement physique des salariés de l’État.
Début avril 2010, l’on apprenait ainsi que 15.000 nouveaux fonctionnaires «fantômes», qui s’ajoutaient à 200 autres agents de l’État ayant atteint l’âge limite de la retraite et qui, par divers trucages, continuaient d’émarger dans les caisses publiques, avaient été débusqués dans le fichier solde, percevant des indemnités et des salaires indus avec un lourd préjudice pour le Trésor public.
En mars 2009, 3000 autres agents fictifs étaient découverts dans le fichier solde public pour la période 2003-2005, le mode opératoire prenant ses racines au niveau des recrutements et l’évolution des carrières.
En novembre de la même année, le ministère des Finances révélait que la traque aux fraudeurs avait permis de réaliser des économies budgétaires de l’ordre de 5 milliards FCFA chaque mois, pour une masse salariale mensuelle fluctuante alors estimée à 53 milliards FCFA.

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