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La société sucrière du Cameroun menace de suspendre sa production

La société sucrière du Cameroun menace de suspendre sa production

Les administrateurs de la Société sucrière du Cameroun (SOSUCAM) ont fait part, mercredi à Yaoundé, «le triste constat de l’imminence de l’arrêt des activités de la société du fait des importations massives» de cette denrée dont certaines, au port de Douala, la métropole économique, sont en surplus des autorisations du Comité interministériel de régulation du marché.

Au cours d’une rencontre avec la presse, l’administrateur-directeur général de l’entreprise, Louis Yinda, a condamné la pratique de la contrebande, qui tend à se banaliser dans le pays et «pour laquelle une lutte acharnée doit être menée.
Il a également dénoncé la «violation flagrante des autorisations d’importation», qui se fait «à travers des importations hors délais qui procèdent de la spéculation sur les cours internationaux par les importateurs, et perturbent l’équilibre du marché au moment où les quantités produites localement abondent».
Louis Yinda a également fustigé la vente en l’état de produits destinés à la transformation et bénéficiant d’avantages fiscalo-douaniers, qualifiant cette pratique de «réelle distorsion de concurrence».
Selon lui, le 9 février dernier, le Comité interministériel de régulation du marché du sucre avait annoncé la nécessité de la suspension des importations de ladite denrée, un engagement manifestement jamais tenu alors que la SOSUCAM, à l’heure actuelle, croule sous 45.000

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tonnes de stocks pour «plus de 3 mois de consommation nationale».
Pour les administrateurs de l’industrie, «pour éviter de devoir suspendre courant avril la production avec les conséquences sociales prévisibles, il est indispensable, et de manière diligente, de veiller au strict respect de la règlementation en matière d’importations inter-saison en quantité, qualité et en temps prescrit».
Mettant en avant la menace qui pèse sur ses 8000 employés, pour une masse salariale annuelle de 14 milliards FCFA, sans compter les contributions fiscales et douanières, la SOSUCAM, filiale du groupe français SOMDIAA, demande l’application immédiate des résolutions du Comité interministériel de régulation du marché du sucre, mais aussi l’évaluation et le cantonnement des nombreux stocks de sucre arrivés hors délais, et actuellement immobilisés au port de Douala.

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