Ananie Rabier Bindji : hommage officiel prévu le 26 septembre à Douala

Ananie Rabier Bindji – programme officiel des obsèques

Un homme qui a marqué durablement le journalisme et l’histoire au Cameroun s’en est allé. Ananie Rabier Bindji, créateur de l’émission « La Tribune de l’Histoire », est mort le 24 août à son domicile de Bonaberi, Douala, à l’âge de 84 ans, après une longue maladie. L’enterrement a déjà eu lieu le même jour, mais un hommage institutionnel se tiendra ce samedi 26 septembre.

Un programme qui prend des allures d’événement national

La cérémonie s’ouvre à 7h00 avec la mise en place du dispositif protocolaire. Accueil des autorités administratives, politiques, traditionnelles et religieuses, installation des médias, tout est calé pour un hommage qui dépasse le cadre familial. À 7h30, dépôt de gerbe de fleurs sur la tombe au cimetière de Bonaberi, suivi d’une minute de silence.

Le culte d’action de grâce démarre à 9h00 précises à la paroisse de l’Église Évangélique du Cameroun, à Bonamikano Bonaberi. Une phrase revient souvent chez ceux qui l’ont connu, et elle résume bien l’homme. « On ne peut pas tout attendre d’un Gouvernement pour construire une Nation. Chacun à son niveau doit y mettre du sien en faisant ce qui est à faire », disait-il.

Témoignages de la famille, du monde professionnel, projection d’images de sa carrière. Le programme prévoit aussi un hommage institutionnel avec lecture d’un message de condoléances, avant la prière finale vers 10h45. Sortie solennelle des autorités selon les règles protocolaires prévue pour 11h15.

Un journaliste qui laisse une empreinte réelle

Ananie Rabier Bindji n’était pas un journaliste comme les autres. Historien de formation, il avait fait de « La Tribune de l’Histoire » un espace de mémoire nationale, à une époque où peu de médias camerounais prenaient ce pari-là. Difficile de ne pas y voir une œuvre de transmission, plus qu’une simple carrière de plateau.

Il laisse derrière lui une épouse, Catherine Christine Aimée Elong Moby, des enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants. Le faire-part mentionne aussi le peuple Mengisa du Cameroun et plusieurs grandes familles de Nkolmgbana et Bonaberi, signe du poids qu’avait cet homme au-delà de sa seule famille biologique.

C’est un hommage qui, franchement, semble à la mesure du personnage.

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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