Ananie Rabier Bindji : sa femme dément officiellement sa mort

Ananie Rabier Bindji – journaliste camerounais démenti décès famille

Ananie Rabier Bindji n’est pas décédé. C’est sa femme, Catherine Christine Aimée Bindji née Elong Moby, qui le dit elle-même dans un démenti publié ce lundi. Des informations annonçant la mort du journaliste camerounais, connu pour son émission « La Tribune de l’histoire », avaient circulé en masse sur les réseaux sociaux depuis dimanche soir. La famille demande à chacun de ne pas relayer des informations non vérifiées.

Ce qui s’est passé : une fausse annonce, un démenti, une famille blessée

Dimanche soir, un message signé du journaliste Raoul Christophe Bia circule sur Facebook. Il annonce la disparition d’Ananie Rabier Bindji, « illustre journaliste » de la presse camerounaise, décédé selon lui en France. Le message est partagé des centaines de fois. Les hommages affluent.

Mais lundi, la femme du journaliste prend la parole.

Dans une déclaration formelle, Madame Catherine Bindji confirme que son mari est bien malade et qu’il reçoit des soins en France. Elle ne précise pas la nature de la maladie, ni l’établissement où il est pris en charge. Ce qu’elle dit, c’est qu’il est vivant. « Contrairement aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux, il n’est pas décédé », écrit-elle, mot pour mot.

La famille dit avoir été touchée par les messages de soutien, les appels, et les prières reçus depuis l’annonce. Elle remercie « sincèrement tous les membres de notre famille, nos proches, nos amis ainsi que tous les fans ». Mais elle demande aussi à chacun de respecter leur intimité en ce moment difficile.

Ananie Rabier Bindji, une voix connue du paysage médiatique camerounais

Qui est cet homme dont la mort présumée a provoqué une telle vague d’émotion ? Ananie Rabier Bindji est l’une des figures les plus reconnaissables du journalisme culturel et historique au Cameroun, porté notamment par son émission « La Tribune de l’histoire », diffusée sur une chaîne nationale. Depuis une vingtaine d’années, il travaille à documenter la mémoire collective camerounaise, un travail rare dans un paysage médiatique souvent focalisé sur l’actualité immédiate.

Sa maladie et son séjour en France étaient jusqu’ici peu médiatisés.

L’émotion suscitée par l’annonce de son décès dit quelque chose sur la place qu’il occupe dans l’imaginaire du public. Et la rapidité avec laquelle la fausse information s’est propagée dit autre chose, de moins flatteur, sur les pratiques de vérification en ligne. Rien ne confirme à ce stade quand il pourra rentrer au Cameroun ni quelle est la gravité réelle de son état.

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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