Politique

Affaire Roméo Dika/RDPC : La leçon magistrale de l’honorable Koupit Adamou

Le député de la nation qui s’est fait élire sous la bannière de l’Union Démocratique Camerounaise, tout en reconnaissant qu’il y a des avancés dans l’application de la loi au Cameroun, ne va pas du dos de la cuillère pour dire que « l’instrumentalisation des institutions reste le petit café que les membres du gouvernement se donne le luxe de boire chaque matin, chaque jour, quand il faut le faire pour protéger leur propre intérêt… ».

Dans la même veine, il fustige la posture des citoyens eux-mêmes, qui n’est pas différente de celle des gouvernants à bien des égards. S’agissant des déboires de Roméo Dika avec le RDPC, il dit ceci : « Roméo venait de rappeler tout à l’heure, ce que notre frère et ami, membre du comité central de RDPC, le Pr Messanga tenait ici comme propos sur une personnalité de l’opposition. Or je me rappelle qu’en ce moment-là, même Roméo n’avait pas eu à rappeler le Pr Messanga Nyamding à l’ordre. Parce qu’à ce moment-là il était du même camp. Donc il faut absolument qu’on comprenne que nos attitudes nous suivent, parce que ce que l’autre est aujourd’hui, vous pouvez être à la place de celui-là demain… Maintenant tout ce que vous avez soutenu comme arsenal de répression, ça se reverse sur vous. »

L’honorable Koupit Adamou termine par ce conseil : « Donc il faut être équitable, il faut être constamment juste, parce que la justice ne change pas, ni par rapport à l’espace ni par rapport au temps. Donc quand vous défendez une position, cette position doit être vrai, parce que si la position que vous défendez aujourd’hui offense quelqu’un en face, demain si c’est vous qui être là, cela vas également vous offenser, mais vous n’allez pas vous en plaindre parce que vous savez que c’est la vérité que vous avez défendue. »

C’est pour cette raison que Koupit Adamou en que parlementaire, se dit à la fois déçu par l’attitude des officiels du gouvernement qui pensent que chaque fois qu’on est heurté, il faut activer les instruments de l’Etat pour sévir, que celle des camerounais qui se prête à ce jeu.

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