Société

Affaire Mamadou Mota: L’audience renvoyée au 18 juin

Après avoir interjeté appel suite à la décision de justice les condamnant après la mutinerie survenue à la prison centrale de Yaoundé en juillet
2019, les accusés étaient à la Cour d’Appel du Centre hier lundi 15 juin.

La montagne a encore accouché d’une souris. La procédure semble s’éterniser. Ceux qui attendaient la fumée blanche devraient se raviser. En effet, les avocats de Mamadou Mota et Cie avaient interjeté appel suite à la décision du Tribunal de première instance du Mfoundi condamnant le 1er vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), à 2 ans d’emprisonnement ferme Mamadou Mota et ses acolytes. Il lui est reproché des faits de rébellion en groupe lors de la mutinerie à la prison centrale de Yaoundé en juillet 2019. L’on apprend que les accusés n’ont pas été présentés au juge hier.

Et selon Me Simh qui conduit le collège des avocats de l’accusation, cette audience a été renvoyée au 18 juin prochain pour cette raison. Le premier vice-président du parti de l’opposant Maurice Kamto, Mamadou Mota, a été condamné le 9 septembre à deux ans de prison ferme pour son implication dans la mutinerie du 22 juillet à la prison centrale de Yaoundé, où il est écroué depuis juin.Mamadou Mota, reconnu coupable de « rébellion en groupe » lors d’un procès engagé après la mutinerie intervenue à la prison centrale Kondengui a été condamné par le tribunal de première instance d’Ekounou, à Yaoundé.« Ma condamnation est purement politique. Je ne suis pas un rebelle », a protesté le numéro 2 du Mrc.

Hold-up électoral

« Lors de la mutinerie de la prison, j’avais été appelé par le régisseur pour apaiser les détenus (anglophones) », a poursuivi l’opposant. Il faut noter que douze autres personnes, dont un leader anglophone, Mancho Bibixy, ont écopé de la même peine dans la même affaire. Deux autres ont été condamnés à trois ans de prison, dans le cadre de la même affaire. La plupart des condamnés sont des anglophones, les autres sont issus du Mrc. Pour mémoire, le 22 juillet 2019, de nombreux détenus de la crise anglophone avaient manifesté à l’intérieur du pénitencier de Yaoundé pour exiger l’amélioration de leurs conditions de détention et leur jugement.

Sur une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Mamadou Mota était apparu au milieu des manifestants, exigeant une meilleure ration alimentaire pour les prisonniers. Dans la nuit du 22 au 23 juillet, certains services de cette prison avaient été incendiés, d’autres saccagés. Connu pour ses critiques à l’égard du régime de Yaoundé, Mamadou Mota a été arrêté en juin dans le cadre des manifestations organisées depuis la tenue de la présidentielle d’octobre 2018. Objectif : dénoncer un « hold-up électoral » lors de ce scrutin. En détention provisoire pour avoir pris part à une de ces manifestations, il attend d’être jugé devant le tribunal militaire dans le cadre de cette affaire.

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