8emes Jeux de la francophonie: Kareyce Fotso désignée ambassadrice de bonne volonté

Kareyce Fotso

La musicienne camerounaise a été décorée le 11 janvier 2017 par le ministre des Arts et de la Culture au Centre culturel camerounais.
Le succès de Kareyce Fotso vient de Dieu. « Tout a commencé en 2009 quand j’ai remporté la médaille d’argent aux jeux de Beyrouth au Liban dans la section « Chanson. Pour y parvenir, j’ai jeûné pendant 9 jours. J’ai dit à Dieu me voici, même si je meurs l’essentiel pour moi c’est de remporter une médaille » a martelé l’artiste-musicienne mercredi 12 janvier 2017, avant de recevoir au nom du Chef de l’Etat, le titre de Chevalier de l’Ordre national de la valeur par Narcisse Mouelle Kombi, ministre des Arts et de la Culture (Minac). En retour, Kareyce Fotso a remis solennellement au Minac une lettre de remerciement au chef de l’Etat « Je vous prie de transmettre cette lettre de remerciements à Monsieur le président de la République pour cette distinction et pour avoir accepté ma participation en tant qu’Ambassadrice de bonne volonté des 8èmes Jeux de la Francophonie » a-t-elle respectueusement demandé au Minac. En effet ce couronnement était un pan des festivités organisées au Centre culturel camerounais. L’artiste, quelques minutes avant l’arrivée du ministre des Arts et de la Culture s’est entretenue avec les journalistes sur sa désignation en septembre 2016 comme Ambassadrice des 8èmes Jeux de la Francophonie prévus en Côte d’Ivoire à Abidjan du 21 au 30 juillet 2017. Au cours des quatre prochaines années, l’auteur du titre « Pac-ler française » (célèbre chanson née à Beyrouth lui ayant valu la médaille d’argent, Ndlr) doit : vendre la langue française dans toute différence. Elle va davantage booster les jeunes à reconnaitre et assumer leur identité, se faire confiance « Il faut croire en ce que l’on fait. Les jeunes doivent comprendre que s’ils ont accepté de faire la musique, cela doit se faire avec passion et dévouement ». Egalement comme ambassadrice, elle va œuvrer pour l’égalité des genres. Elle reconnait à juste titre l’importance de ce poste. Kareyce Fotso se donne pour ambition « de faire mieux que ses prédécesseurs » dont, Angéline Kidjo. L’alliance entre l’artiste et la Francophonie commence en 2009. Cette année marque le déclic reconnait la star. Non seulement, elle remporte la médaille d’argent aux Jeux de Beyrouth mais aussi, en juillet 2009, elle est lauréate du concours « Visas pour la création » organisé par l’Institut français du Cameroun. Elle se rend en France où elle sera confiée pendant six mois à un directeur artistique. A la fin de sa formation elle commet son premier album. C’est le titre « Mayolé » de l’album « Mulato » qui la dévoile à cette période. « J’ai passé des années à travailler dans l’ombre. Beaucoup de gens m’ont vu user mes souliers et mes pantalons à l’Université de Yaoundé I, à l’Institut Siantou supérieur. Ils m’ont vu chanté dans les cabarets, dans les chorales. Donc ce n’était pas facile, vraiment un travail de longue haleine ».

Christelle Belibi

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