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| Contamination : 122 millions de déchets plastiques polluent le Littoral |
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| Écrit par Mutations |
| Mercredi, 01 Septembre 2010 13:54 |
Le Lions Club Orchidée vient de lancer des actions pour écarter les dangers liés à ces objets nocifs.Le calvaire des inondations n'épargne aucun quartier de la ville de Douala. Les quartiers New Bell, Bépanda, Nganguè, Bonapriso, New-town aéroport, Ndogbong sont des zones à risques dès la moindre pluie. Des inondations entraînant la montée des eaux qui transportent des objets souillés le long des axes routiers et domiciles. Aussi, pour parer aux nombreux désagréments imposés par la montée des eaux, les riverains s'organisent d'un bout à l'autre de la capitale économique. Le jeudi 19 août dernier, une centaine de jeunes étaient mobilisés afin de ramasser les bouteilles et sachets plastiques le long de certains axes routiers et domiciles. En plus du curage des caniveaux, ces jeunes ont tenu à réduire les risques de cancers dans leur quartier. «Jeunes de Ndogbong arrêtons la pollution causée par les matières plastiques», peut-on lire sur des tracts distribués par ces jeunes au niveau du quartier Ndogbong. Les déchets plastiques sont difficilement traitables, lorsqu'ils sont récoltés et incinérés, apprend-on des médecins qui accompagnaient ces jeunes. «Car, ils provoquent des fumées très toxiques qui touchent l'environnement. Mais qui sont également néfastes pour un poumon et les voies respiratoires de l'homme. Ces matières plastiques sont de grands nuisibles qui créent de l'encombrement des canaux, des égouts et des canalisations au point de provoquer la pollution », précise le Dr. Henriette Meilo, présidente du Lions Club (club Douala Orchidée district 403 B). {module Publicité 300_250|none} «Le fait que nous nous soyons passés devant certains domiciles va encourager les paresseux à faire de la propreté devant leur domicile. Il nous a été demandé de ne ramasser que des objets et sachets plastiques, ceci en plus du curage des caniveaux», indique Alphonse Moussongo, un des jeunes du quartier Ndogbong. Sous la coordination de Zachée Dipoko, premier notable qui représentait le chef du quartier, ces jeunes se sont illustrés à travers une série d'actions acharnées. «Nous avons voulu, à travers ce concept de journée de service leur inculquer le principe de volontarisme. Mais aussi, la capacité à mener des actions allant dans le même sens. Ceci dans le but de garantir à tous, un environnement sain », poursuit le Dr. Henriette Meilo. Les spécialistes de la santé précisent que ces déchets plastiques mettent plus de 400 ans avant de disparaître. Ce qui explique que plus de 122 millions de déchets plastiques, toujours selon des spécialistes de l'environnement, pollueraient actuellement la région du Littoral. Ces objets plastiques qui se propagent dans la nature ont des conséquences graves directes sur les écosystèmes. Dans la mesure où ils causent souvent, l'enchevêtrement d'animaux de la faune et de la flore. Interdit d'utilisation dans plusieurs pays du monde, ces matières plastiques restent très prisées au Cameroun. Au point qu'ils exposant ainsi les populations à de nombreux risques (infections et maladies de toutes sortes). A Ndogbong, les populations ont uni leurs forces pour les éradiquer. Aristide Ekambi |








Le Lions Club Orchidée vient de lancer des actions pour écarter les dangers liés à ces objets nocifs.