Reconnaissant les défaillances du système électrique, le ministre Gaston Eloundou Essomba annonce que des mesures seront prises pour remédier aux coupures intempestives observées après la Can.
Remplacement systématique des supports en bois par des supports en béton, mise en service des centrales de Limbé d’une puissance de 85 mégawatts, de Bamenda de 20 mégawatts, de la Dibamba, et de la centrale à gaz de Kribi d’une capacité de production de 250 mégawatts, création de 52 centres supplémentaires de production d’eau, et l’intensification des forages dans les régions du Cameroun, sont quelques projets du secteur électrique annoncés le 31 mars 2022 par Gaston Eloundou Essomba, ministre de l’Eau et de l’Energie.
Ce dernier a souligné qu’après la baisse drastique de la production d’énergie électrique après la Coupe d’Afrique des nations (Can) tenue en janvier et février dernier au Cameroun, il est urgent de reconstruire le secteur électrique au Cameroun. « Il est vrai qu’après la Can nous avons connu de nombreux délestages dans les réseaux interconnectés Nord et Sud, mais tout cela était dû à la sécheresse intense qui sévit à cette période au Cameroun. Nos différents fleuves ont connu une période d’étiage. La Vallée du Ntem qui abrite le barrage de Memve’ele est par ailleurs passée d’une production de 90 mégawatts 24h/24 a une production de 30 mégawatts uniquement en soirée. Conséquence, un déficit d’une puissance de 60 mégawatts sur le réseau interconnecté Sud ».
Pour ce qui est des causes de la baisse de puissance de distribution de l’énergie électrique dans le réseau interconnecté Nord, qui alimente les régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême nord, Gaston Eloundou Essomba évoque de la baisse drastique de l’Hydrologie, faisant passer la production de 21 mégawatts en 2021 à seulement 9 mégawatts en 2022.
En charge également du secteur de l’eau, Gaston Eloundou Essomba a annoncé que des mesures seront prises dans les prochains jours afin de limiter les coupures d’eau et d’approvisionner le maximum de ménages dans les villes du Cameroun. « 1600 forages ont déjà été construits, ainsi que 19 addictions d’eau. Il est vrai que l’offre est supérieure à la demande, mais nous continuons d’œuvrer sur le terrain afin que ce problème d’accès à l’eau potable soit réglé. D’autres projets de production d’eau potable sont en cours dans des villes telles que Maroua, Garoua Boulaï et Dschang. Nous travaillons également à ce que le fleuve Wouri soit capable d’alimenter la ville de Douala et ses environs à hauteur de 400.000 m3 par jour», a précisé le Minee.




