Une jeune mère accouche à 3h30 du matin à la clinique de Nkolmbong, Douala — et meurt quelques minutes plus tard, noyée dans son propre sang, sous les yeux des infirmières. Ce dimanche, les saignements abondants s’intensifient. Le personnel rassure : « C’est normal ! C’est normal ! » Pendant ce temps, la femme s’écroule, agonise, et rend l’âme. Une mort évitable ou une tragédie annoncée dans nos structures de santé ?
Des infirmières spectatrices pendant qu’une mère agonise
Arrivée à la clinique de Nkolmbong vers 2h du matin, la patiente accouche à 3h30. Presque aussitôt, des hémorragies abondantes et ininterrompues se déclenchent — signal d’alarme classique en obstétrique, exigeant une intervention d’urgence immédiate.
« C’est normal » : des mots qui coûtent une vie
Face à la panique visible, les infirmières de garde rassurent au lieu d’agir. Aucune escalade médicale, aucun médecin appelé en urgence. La femme s’effondre progressivement, se baignant dans une marée de sang sur son lit d’accouchement. Ce n’est qu’à ce stade critique que des injections lui sont administrées — trop tard. Quelques minutes plus tard, le décès est constaté.
Cette clinique de Nkolmbong, dans la ville de Douala, est désormais au cœur d’une polémique sur la négligence médicale au Cameroun. Aucune réaction officielle de la direction de l’établissement n’a encore été communiquée à ce stade.




