La perturbation de la fourniture d’internet qui touche le Cameroun depuis le 14 mars 2024 suscite l’inquiétude et la colère des internautes. Après des jours de silence, l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART) sort enfin du bois et apporte des éléments de réponse. Entre causes techniques et impact régional, décryptage d’une crise qui en dit long sur la fragilité de notre écosystème numérique.
SAT3, WACS, MAIN ONE : le trio maudit des câbles sous-marins 🌊⚡
Dans son communiqué, l’ART pointe du doigt la rupture de connectivité sur « certains câbles sous-marins à fibres optiques de télécommunication » comme origine de la panne. Sont nommément cités les câbles SAT3, WACS et MAIN ONE, qui assurent l’accès du Cameroun aux autoroutes mondiales de l’information.
Ces infrastructures stratégiques, véritables cordons ombilicaux numériques, sont régulièrement victimes d’incidents et de coupures. Une fragilité structurelle qui expose le pays à des risques majeurs de déconnexion et de paralysie économique.
L’Afrique, maillon faible des télécommunications mondiales ? 🌍📡
Mais le Cameroun n’est pas seul dans cette galère. L’ART révèle que la panne « impacte également de nombreux pays africains ». Une information qui en dit long sur la vulnérabilité du continent en matière de connectivité internationale.
Avec une faible redondance des réseaux et une dépendance criante aux câbles sous-marins, l’Afrique reste à la merci du moindre incident technique. Un constat alarmant qui appelle des investissements massifs et une meilleure coopération régionale pour sécuriser les infrastructures critiques.
Rétablissement progressif : la douche froide des consommateurs 😰🚿
Face à l’impatience des consommateurs, privés d’internet depuis des jours, l’ART se veut rassurante. Elle annonce que « les consommateurs des services de communications électroniques qu’ils seront informés en temps réel de l’évolution de cette situation jusqu’au rétablissement complet du service internet ».
Mais derrière ces propos lénifiants, c’est l’incertitude qui prime. Aucun calendrier précis n’est avancé, et l’expression « rétablissement complet » sonne comme une douche froide pour des internautes qui espéraient un retour rapide à la normale.
Un goût amer de déjà-vu pour les Camerounais 😔💻
Pour de nombreux Camerounais, cette énième panne a un goût amer de déjà-vu. Le pays a déjà connu des épisodes similaires par le passé, comme la grande coupure de 2017 qui avait paralysé le pays pendant près de 3 mois.
« À chaque fois c’est la même rengaine, on nous parle de problèmes techniques, de câbles endommagés, mais rien ne change », s’insurge un internaute excédé. « Il est temps que les autorités prennent la mesure du problème et investissent massivement dans des infrastructures résilientes. On ne peut plus accepter d’être déconnectés du monde à la moindre avarie ! »
Un sentiment partagé par cet expert du numérique : « Cette crise met en lumière les carences de notre écosystème télécoms. Nous avons un besoin urgent de plus de redondance, de points d’atterrissement diversifiés et d’une véritable stratégie de sécurisation de nos réseaux. C’est une question de souveraineté numérique ».
La coupure d’internet qui frappe le Cameroun depuis le 14 mars est un signal d’alarme qu’on ne peut plus ignorer. Au-delà de l’incident technique, elle révèle la fragilité structurelle de notre connectivité et notre dépendance excessive aux infrastructures sous-marines.
Pour sortir de ce cercle vicieux des pannes à répétition, il faudra plus que des communiqués rassurants de l’ART. C’est une véritable politique de résilience numérique qu’il faut mettre en place, avec des investissements massifs et une vision stratégique sur le long terme.
L’internet est désormais le système nerveux de notre économie et de notre société. On ne peut plus se permettre d’en faire un réseau au rabais, à la merci de la moindre avarie. L’heure est venue de doter le Cameroun d’une véritable autoroute numérique, robuste et pérenne. Notre avenir en dépend. 💪🌍





nous sommes le 15 mars 2024. les perturbations durent depuis le 14 mars 2024. et l’ART est silencieuse depuis des jours!!!!!!
soyons serieux.