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Le courant électrique tue. Faisons-y attention

Cameroun: Trois policiers écopent de 5 ans d'emprisonnement ferme pour avoir battu à mort un homme à Yaoundé

Cameroun: Trois policiers écopent de 5 ans d'emprisonnement ferme pour avoir battu à mort un homme à Yaoundé

Ces derniers devront verser 16 millions FCFA à la famille du défunt.

Les ayants-droits de feu Nkwe Nkwe Jean Paul Eugene vont enfin pouvoir faire le deuil. Ils espéraient depuis le décès de leur parent que la justice frappe les auteurs du drame qu’ils ont vécu. En effet le 13 mars dernier, le Tribunal de Grande Instance (TGI) du Mfoundi s’est prononcé dans l’affaire qui les opposait à trois fonctionnaires de police. Accusés devant cette juridiction des faits de coaction de coups mortels, Estelle Messanga, Polycarpe Essono Ambassa et Aristy Beyeme Andiolo ont été reconnus coupables et condamnés à purger une peine de cinq ans de prison ferme, peut-on lire dans l’hebdomadaire Kalara du lundi 2 avril 2018.
Incarcérés à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui depuis le 26 mars 2014, les trois fonctionnaires de police passeront encore trois bonnes années derrière les barreaux et devront solidairement reverser à la famille du disparu un pactole de 16 millions de francs et payer

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la somme de 878 mille francs représentant les frais engendres par la procédure.
Pour ce qui et des faits, Kalara rappele qu’ils qui se sont produits dans la nuit du 27 au 28 février 2014 autour de 21h30 dans un débit de boissons dénommé Acapulco au lieu-dit Carrefour Iptec au quartier NKoldongo à Yaoundé. Estelle Messanga et ses collègues policiers s’y trouvaient lorsqu’une querelle puis une bagarre a éclaté entre elle et une certaine Césarine Mbezele Mbita. Césarine s’en sort avec la robe en pièces, recluse dans la cabine de sonorisation tandis que Estelle est trainée a l’extérieur par ses collègues et fourrée dans un taxi qui l’éloigne. Césarine fait donc appel à Jean Paul Nkwe Nkwe, son conjoint et quatre autres personnes dans le but de laver l’affront. Le groupe s’en prend à Aristy Beyeme, l’un des policiers qui se trouvait hors du bar qui se déchaine et à son tour stoppé par son collègue Polycarpe Essono Ambassa. Survint par la suite une bagarre générale et ce coup de latte fatal administré au défunt, victime d’un traumatisme crânien. La justice les a reconnu coupable, tout simplement.

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