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Cameroun: Catherine Bakang Mbock… ou l'exil forcé au Canada

Cameroun: Catherine Bakang Mbock… ou l'exil forcé au Canada

L'ancienne ministre des Affaires sociales aujourd’hui en fuite et refugié au Québec a surement évité une humiliation, voire un procès à la Catherine Abena.

A peine sorti du gouvernement du 02 Octobre 2015, l’ex-Minas a filé à l’anglaise avec Mari et enfants.
Le scandale des marchés de fourniture du matériel de bureau de 100 centres sociaux et écoles évalués à près de 100 millions Fcfa , en passant par les marchés des centres de rééducation, les marchés fictifs, l’usage des hommes liges ce qui lui a valu des dénonciations auprès des institutions chargées de veiller sur l’orthodoxie managériale.
L’on peut ajouter à cela les détournements supposés de certains projets tels le Ppte, « Efficience et efficacité des services sociaux de base en faveur des populations camerounaises vivant en dessous du seuil de pauvreté» et l’initiative « enfants de la rue », ou encore a gestion alambiquée du Sygipes (Système informatique de gestion intégrée des personnels de l’État et de la solde).
Le dernier dossier cité sur la liste évaluée à plus de 40

millions n’aurait jamais été réalisé comme prévu. Entre temps des centres de rééducation tels que l’Ice de Bétamba, Borstal Institute of Buea et le Cao de Douala, obtenus par le biais des sociétés dites écrans auraient engloutis la rondelette somme de 900 millions Fcfa.
Un collectif des assistants sociaux avait pointé un doigt accusateur sur l’ex ministre Catherine Bakang Mbock qui aurait également gratifié son époux du marché Iadm, projet Ppte d’un montant de 51 millions Fcfa au Borstal Institute of Buea, au courant du mois de mai 2008.
Bien d’autres montants sont évoqués. Sûrement des éléments et bien d’autres en possession par les fins limiers qui aurait provoqué la fuite de dame Bakang Mbock avant d’avoir rendu gorge. Entrée au gouvernement en 2001 comme ministre de la condition féminine, elle a donc quitté les objectifs de caméra comme une vulgaire malpropre entrainant avec elle les épopées des enfants volées dans les orphelinats, déjà adoptés en marge de la réglementation en vigueur.

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