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Le courant électrique tue. Faisons-y attention

Cameroun : Un gendarme abat un conducteur à Batcham

Cameroun : Un gendarme abat un conducteur à Batcham

Fusillé par le gendarme-major Kameni, Arnaud, 33 ans, a rendu l’âme quelques heures après le drame.

La ville de Batcham, dans le département des Bamboutos, région de l’Ouest, a été en ébullition mercredi, 01er août dernier. Ceci, à cause d’un acte qualifié de bavure d’un gendarme en faction dans cette unité. Selon des informations glanées, la scène se passe aux environs de 08h, au poste de contrôle, entre Batcham chefferie et Balenssing, à quelques kilomètres de Mbouda. Où le jeune Arnaud, âgé de 33 ans et à bord d’une camionnette transportant des cageots de tomates, a été interpellé par le gendarme-major Kaméni (promotion 2012-2013, Ndlr). Il refuse d’obtempérer. L'ouverture sur le Cameroun.
Le gendarme «Lucky-Luck» bondit sur une moto et entame la chasse à l’homme. Il déclenche deux coups de fusil. Un troisième, puis un dernier, qui finira par atteindre mortellement le «fugitif» au volant de sa voiture, devant son convoyeur et un passager à bord impuissants. Du coup, la situation s’embrase.
Le poste de gendarmerie

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est assailli par des populations de Batcham en furie, et celles venues de Baleng (Bafoussam), qui tentent de retrouver le gendarme en vain, pour en découdre avec lui. Le chef de poste va se laisser molester exprès, tout en suppliant ses bourreaux «bendskineurs», arguant qu’il ne sait pas où se trouve son collègue. Grâce à l’intervention du préfet des Bamboutos, Ernest Ewango Budu, descendu sur le terrain avec son Etat-major, la situation sera maîtrisée.
Grièvement blessé, le chauffeur a été transporté à des soeurs situé au quartier Fielah à Batcham. Incompétente face à son cas, la formation hospitalière a ordonné de le transférer à l’Hôpital régional de Bafoussam, sous forte escorte. Malgré tous les efforts des médecins urgentistes et des infirmiers mobilisés pour sauver le jeune Arnaud, la victime qui se tordait de douleurs atroces, a fini par succomber après avoir perdu beaucoup de sang. Il laisse derrière lui, son épouse, ses enfants et une famille éplorée qui porte désormais le deuil.
Informé, le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, a ordonné la prise des mesures urgentes. Elles se résument à la suppression du poste de contrôle en question, jusqu’à nouvel ordre. Le procureur près les tribunaux des Bamboutos entrevoit des punitions conformes à la loi, tandis que le gendarme-major Kameni sera traduit devant le Tribunal militaire.


Robert Nkaké

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