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Cameroun: La malédiction du décret !

Cameroun: La malédiction du décret !

Pendant plusieurs années, ils ont été des hommes de confiance de Paul Biya et des acteurs majeurs de son régime.

Soufflant à chaque fois le chaud et le froid, ils ont agi au sein du sérail. Chacun selon sa sensibilité et avec des postures personnelles quelques fois sulfureuses pour certains d’entre eux. C’étaient les hommes du Président et tout le monde le savait ainsi. Jusqu’à ce que un jour, ils tombent en disgrâce, et que subitement ils se retrouvent dans l’oeil du cyclone, et se font happer par le terrible rapace qu’est l’Epervier.
En réalité, il se trouve malheureusement que, les luttes de l’après Biya se sont énormément intensifiées ces dernières années que les hommes qui se croient puissants autour de l’actuel du Cameroun, voient leurs puissances à chaque fois muter au fil des ans, et des humeurs du prince. Ce qui fait que d’autres pôles d’aspiration de contrôle des appendices du pouvoir suprême autour du président de la République se sont vigoureusement dévoilés. Mettant en scène des combats à

la fois rugueux et politiquement destructeurs.
Pourtant, tous ces dignitaires qui se retrouvent sur la sellette, et davantage persécutés aussi bien par les divers réseaux de pouvoir, qu’au sein d’ une gisante majorité d’une certaine opinion publique qui réclame du sang au monarque, voudraient croire que « le chef » peut encore avoir gardé une certaine lucidité de discernement, pour établir une différenciation entre cette montée des haines morbides formulées contre eux, et la perfide volonté d’affirmation des « nouveaux hommes puissants du Cameroun » qui gravitent autour du pouvoir de « L’homme du 6 novembre 1982 ».
Hier, c’était titus Edzoa, Marafa Hamidou Yaya, Jean Marie Atangana Mebara, Inoni Ephraïm, Polycarpe Abah Abah, Urbain Olanguena, et autres Gervais Mendo Ze, Amadou Vamoulké. Aujourd’hui d’autres hommes tout aussi puissants hier sont précipités vers la géhenne. Alors, qui dans le système peut-il encore prétendre être à l’abri des lendemains désespérants une fois qu’on a quitté le pouvoir ? Le décret présidentiel de Paul Biya qui fait de vous un homme grand et puissant est-il maudit pour que à chaque presque tous ceux qui ont été appelés aux affaires se retrouvent honnis et vomis par le système.
Demain certainement, ceux qui aujourd’hui se croient puissants verront leur heure d’angoisse sonner. Cela dit, si dans cette relance de l’Opération Epervier, l’opinion s’attendait un peu à ce que le malheur arrive à certains, il y a d’autres dont l’incarcération, ou les appels constants (à travers les réseaux sociaux et les médias) à incarcération restent tout de même incompréhensibles. Du moins, troublantes.
Le Messager a recensés quelques cas, certes non exhaustifs, mais parfaitement édifiants. On peut les appeler désormais des « damnés ». Et pour cause ? Face à un peuple incapable de sanctionner les tares du système, encore moins de pouvoir lui imposer une vraie alternance politique, Paul Biya continue de manoeuvrer les consciences. En fait ainsi vu, tous sont pourris et irrécupérables. sauf Paul Biya ? La question doit désormais peutêtre se poser. En attendant jetons un regard panoramique sur ces personnalités à qui la violence du système veut simultanément imposer une certaine passion.


Jean François CHANNON

  • 1 commentaires pour cet article
  • muma victor
    muma victor

    popooli

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