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Cameroun : Il était une fois, la désobéissance civique en 1991...

Cameroun : Il était une fois, la désobéissance civique en 1991...

Dans quatre mois, plus précisément au mois d’octobre, les Camerounais seront confrontés à un choix historique : choisir le futur président.

La situation socio politique à laquelle nous sommes confrontés ce jour, est identique à celle des années 90-91. Deux décennies plus tard, on pensait que l’évolution intellectuelle et spirituelle suivrait le chemin de la maturité, du pragmatisme et de la modération. Face à la séquence historique catastrophique que nous commençons à vivre, nous constatons que les mêmes acteurs sont en places : radicaux, intransigeants, obsédés. Ce sont les mêmes qui ont fait asseoir Biya sur un pinacle indécrottable. L’histoire semble se répéter…. Nous allons essayer de traiter quelques volets des erreurs et de l’imposture de ceux qui prétendent vouloir chasser Paul Biya.


La diplomatie et l’opposition en 1991
Comme on peut s’en apercevoir, une certaine l’oligarchie s’est emparée de la pensée, de l’ordre et de la raison, comme ce fut le cas dans les années de braise. La sortie médiatique de mai 2018 de l’ambassadeur Monsieur Peter

Le courant électrique tue. Faisons-y attention
Henry BARLERIN, et le tollé que cela a suscité n’est pas une première en soi. Madame Frances Cook ex ambassadrice des USA, avait soutenu officiellement l’opposition en 1991 et 1992.
Personne n’est sans ignorer que la démocratie, pour les chancelleries occidentales, était une opportunité qui permettrait au Cameroun d’acquérir de puissantes institutions, et des hommes aptes à gouverner. Les journaux étaient financés, aidés, subventionnés par les chancelleries étrangères, et de manière très avérée : L’union européenne, les USA, la Grande Bretagne.
C’était la mode des fora et des ateliers. Ce fut la période des dons et des subventions. Pour être admis dans ce gotha très fermé, il fallait être soit coopté par un grand opposant, soit avoir une association qui avait pignon sur rue. On retrouvait donc, les mêmes oligarques partout, et dans tous les salons feutrés de la capitale. En somme l’embourgeoisement de l’opposition. Cette même opposition s’était emparée des avantages nombrilistes, pour octroyer des bourses universitaires à l’étranger à leurs proches : parents, courtisans, amis.
A cette époque, comme celle qui est la nôtre aujourd’hui, il ne fallait pas le dénoncer, il ne fallait pas oser le dire, de peur que vous ne soyez taxé de suppôt du pouvoir, de colon.
Le même spectacle que ces soi-disant opposants offrent aujourd’hui, est le même qu’ils ont offert par le passé : hanter les chancelleries, fabriquer des crimes imaginaires ; s’inventer des pogroms et excommunications divers. Ce travestissement des faits au lieu de desservir Paul Biya, a plutôt renforcé son pouvoir. 27 ans plus tard il est en place.


La presse dite d’opposition des années 91-92
La presse était devenue une tribune populiste et un tribunal d’exception ! Simplement en ouvrant les yeux sur les unes de l’époque, on avait le tournis : « BETI bêtise » ; « Paul Biya a le Sida » ; « Lapiro No make erreur » ; Ces trois titres illustrent la manière dont était traitée l’information, le manque de recul, la violence des mots, l’irresponsabilité des éditeurs des journaux. Les mêmes éditorialistes d’hier qui embrasaient le pays, n’ont plus pour la plupart des journaux, mais une plate-forme sociale qui leur permet d’extirper leur fiel : Facebook.
Comme dans les années 90, il ne fallait pas émettre une idée contraire à l’oligarchie de l’opposition, de peur de se voir honnir, de se voir livrer en pâture à la vindicte populaire…
Il ne fallait pas s’attaquer à la sainte TRINITE, comme disait un grand acteur politique de l’époque. Qui représentait la sainte trinité ? « La Nouvelle Expression », « Challenge Hebdo », « Le Messager ». Qu’on le veuille ou non ces trois journaux appartenaient à un même groupe ethnique.
Aussitôt, il est né dans l’opinion que, les Bamiléké voulaient prendre le pouvoir par la presse interposée. Certaines fables hantaient d’autres rédactions selon lesquelles, les crieurs pour la plupart Bamiléké ne mettaient qu’à la Une les journaux de la Sainte TRINITE… Certains pensaient qu’il y avait une confiscation du débat démocratique.
Ce qui incitait la curiosité du pouvoir, qui profitait de ces faits pour asseoir sa riposte. A dessein toutes les autres tribus, pouvaient remarquer à leurs dépens que, toutes les associations de défense des droits des journalistes et la liberté d’expression étaient majoritairement Bamiléké… Même l’OCDH (organisation camerounaise des droits de l’homme), était dirigée par un avocat Bamiléké. La coordination des partis d’opposition et des associations, était elle aussi pilotée par des Bamiléké…Et pourtant, en revoyant la chronicité historique du multipartisme, les hérauts furent : Maître YONDO Black et Anicet EKANE. Naturellement, la coordination des partis de l’opposition devrait leur revenir.
Sous le prétexte de fuir la censure d’Éric ESSOUSSE, actuel directeur d’ELECAM, trônant en censeur au ministère de l’administration territoriale, la presse a institué un boycott. Les journaux devraient observer un deuil. Par souci mercantiliste, le Messager est devenu la Messagère, La Nouvelle Expression est devenue l’Expression. Ils vendaient à prix d’or leurs journaux sous les manteaux….Qui était donc fou de qui ?
A RFI ou AFRICA N°1, tout le monde était persuadé que les journalistes Camerounais étaient embastillés, un ancien journaliste de la CRTV, d’ethnie apparentée aux Bamiléké, était devenu le porte-parole de l’opposition à travers ces deux médias, la déontologie journalistique était battue en brèche. Les Camerounais allaient de surprises en surprises, au grand dam de leurs aspirations démocratiques.
De manière grossière, tous les directeurs de la Sainte TRINITE ont battu campagne pour FRU NDI. Un directeur de journal, lors d’un meeting à la salle de fête d’Akwa, au lancement des journées villes mortes en 1991, a donné la somme de 50000 CFA (cinquante mille), au leader du parlement, comme effort de guerre…. Dans ce cas de figure, ce n’est plus du journalisme, c’est du militantisme.
Le mode opératoire en fait ne visait pas à faire partir Paul Biya, mais à asseoir leur hégémonie patrimoniale, financière. LAPIRO avait compris le pot aux roses et la grande supercherie des uns et des autres. Suite à la rencontre qu’il avait eue avec FOCHIVE, qui lui avait donné preuve à l’appui, les accointances des uns et des autres avec le pouvoir, les rencontres secrètes de l’opposition avec le pouvoir… En tant qu’homme d’honneur, LAPIRO avait voulu les dénoncer…la Sainte TRINITE, ne lui a laissé aucune chance : « LAPIRO no make erreur ». Ils ont monté des jeunes chauffés à blanc, qui ont fait voler en fumée, carrière, biens meubles et immeubles….
Ces mêmes qui ont incendié ses biens hier, veulent l’ériger en héros national aujourd’hui. Simplement, pour faire divergence. Ces gros menteurs qui ont un problème avec l’histoire et les faits historiques ; ces gros menteurs qui prétendaient combattre le pouvoir RDPC, ont quand même vendu leurs journaux à un magnat et cacique du pouvoir RDPC, en la personne de FADIL. L’argent n’a pas d’odeur !
Ces mêmes qui se reconnaîtront, qui aujourd’hui, prônent la partition du Cameroun ont pourtant toutes leurs familles à l’étranger. Ces mêmes qui veulent la guerre, ont des entrées dans les chancelleries, qui le moment venu, donneront des sauf-conduits à leurs parents… A suivre !


Aimé Mathurin MOUSSY, agoravox

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