Zone Cemac: L’inflation en augmentation

Cemac

Le taux 3,2% qu’enregistre la sous-région en 2014 (contre 2% en 2013), est au-dessus du seuil de 3% requis dans la sous-région.[pagebreak]Le Comité de politique monétaire (Cpm) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), note, dans son communiqué au terme de ses assises d’hier à Yaoundé (les toutes premières de l’année 2015), qu’il y a une résurgence des pressions inflationnistes dans la sous-région, avec un taux d’inflation de 3,2% en 2014, contre 2% en 2013. Toujours au plan sous-régional, l’instance relève qu’en 2014, « les performances économiques, bien qu’en deçà des prévisions initiales, ont été meilleures que celles enregistrées en 2013, soutenues principalement par la vitalité du secteur non pétrolier et le redressement de la production pétrolière ». En fait de croissance, le Cpm note une accélération à 4,4% contre 1,6 en 2013. Le niveau de taux de couverture extérieure de la monnaie tourne autour de 90%.

Les perspectives économiques de la sous-région, indique la Beac, tablent pour l’année 2015 sur une stabilisation de la croissance économique en relation avec la hausse de la production pétrolière et le dynamisme du secteur non pétrolier, notamment au niveau des branches de l’agriculture vivrière, des industries manufacturières et des télécommunications. Ainsi, en 2015, la croissance économique devrait se stabiliser à 4,2%. Les tensions inflationnistes devraient connaître une décélération avec un taux d’environ 2,8%, en rapport avec un ralentissement de la demande intérieure. Le solde budgétaire devrait se dégrader à 6,3% du Pib, tandis que le déficit du compte extérieur courant, lui, pourrait connaître une aggravation à 20% du Pib. Avec la prévision relative à l’aggravation du déficit du compte extérieur courant à 20%, le Cameroun devrait perdre 3500 milliards, tant son Produit intérieur brut est évalué actuellement à 16000 milliards de Fcfa.
Selon le gouverneur de la Beac, par ailleurs président statutaire du Cpm, Lucas Abaga Nchama, la croissance de la Cemac en 2015 sera tributaire de sa situation sécuritaire, et des cours du pétrole. « Ces performances seraient affectées par un contexte extérieur peu porteur et une situation sécuritaire préoccupante », nuance-t-il. Au terme de la réunion d’hier, le Comité de politique monétaire a décidé de maintenir inchangé le principal taux directeur de la Beac.

Jean De Dieu Bidias

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