Charly Amougou tentait de séparer une altercation vendredi dernier à Ngoa-Ekellé.Quartier Ngoa-Ekellé au lieu dit Bonamoussadi, qui abrite les minis cités, précisément aux alentours du carrefour Parlement. Un décor de deuil est planté : «Les enfants de Bonas te disent au revoir». L??inscription accompagnée d??une photographie du défunt. «Ce n??est que ce matin que j??ai appris cette disparition. Et je me dis que d??un moment à l??autre il viendra me tapoter et on va causer comme d??habitude. Même s??il était un peu turbulent, il était un bon complice», témoigne l??un de ses collègues. En
fait, Charly Amougou est décédé vendredi dernier au Centre hospitalier universitaire ( Chu) à la suite des coups reçus lors d??une bagarre près de son domicile.«Ongfiang» comme l??appelait affectueusement ses amis, faisait des photocopies dans la zone du Cradat. Il assistait sa maman dans leur restaurant lorsque, vers 21h, il est invité à aller séparer une bagarre non loin de chez lui. «Il a d??abord refusé d??y aller avant de se lever rapidement avec deux de ses frères. Arrivés au bar où se déroulait la bagarre, Charly se contente d??observer dans un premier temps. C??est lorsqu??il voit les bouteilles se mêler à la dispute qu??il décide d??agir en éloignant son ami du bar. Il reçoit alors un coup de bouteille vide sur la tête et s??effondre dans la rigole», relate sa s??ur aînée Marie Rose Foé. La famille aussitôt alertée, conduit immédiatement Charly au Chu situé à quelque 300 mètres de là. Il est inconscient et saigne de la tête.C??est vers 2h qu??il reçoit les premiers soins bien qu??ayant payé les frais. Le scanner cérébral prescrit par les infirmières n??est finalement pas fait par manque de médecins. «On n??était seulement là à attendre que le médecin arrive pendant que la situation de mon frère s??aggravait. Toujours dans le coma, il a commencé à convulser et s??agiter vers 4h 30mn. J??ai essayé de le tenir en l??appelant, sans aucune réaction. Sa respiration s??est affaiblie progressivement jusqu??au dernier souffle à 5h», raconte la s??ur aînée éplorée.Les parents inconsolables ont perdu la parole. Quant aux instigateurs de la bagarre, ils se sont évaporés dans la nature, de même que cet ami pour qui Charly allait en renfort. Une enquête a été ouverte auprès du commissariat du 5ème arrondissement de Yaoundé.Gertrude Guimatsia (stagiaire), Mutations
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