Yaoundé : Le Centre culturel camerounais toujours en réfection

Les travaux ont été entrepris depuis décembre 2008. Vendredi 19 février 2010, il est un peu plus de 15 h.  Le Centre culturel camerounais situé à la rue du Combattant à Yaoundé  ressemble davantage à un champ de ruines. Un amas de parpaings cassés obstrue le passage à l??entrée principale. Sur le sol, traînent çà et là des tas de ferraille. Près d??une fenêtre, de vieilles planches sont disposées. Tout près de la petite clôture, des tôles usées sont empilées. « Rassemble vite les tôles qui traînent là. La nuit va bientôt tomber», ordonne un technicien, l??air affairé. Autour de lui, deux jeunes gens  ramassent des morceaux de bois et font des  petits fagots,

qu??ils empilent dans un car rouge garé à l??aile droite du Ccc. Un peu plus loin, d??autres ouvriers stationnés près de la clôture défoncée par une voiture, chargent du sable dans des brouettes, qu??ils transportent à la cour arrière du bâtiment. Dans la loge des artistes, une forte odeur de peinture se dégage des murs. Dans la salle de spectacle, la centaine de sièges empoussiérés attendent toujours d??avoir une meilleure mine.  Les employés  du Ccc ont quand à eux, quitté  provisoirement leurs bureaux, le temps des  travaux.C??est en octobre 2009 que l??entreprise Visa Longchamp effectue des travaux de réfection au Centre culturel camerounais, si l??on en croit les techniciens rencontrés vendredi dernier sur le terrain. Huit au total, ils arrivent de bonne heure tous les jours ouvrables de la semaine et repartent aussitôt la nuit venue.  Placés sous financements Bip 2009, ces travaux  sont l????uvre du ministère de la Culture,  alors que le ministère des Domaines et des affaires foncières en est l??ingénieur des marchés.Ces travaux interviennent au moment où le Cameroun célèbre ses 50 ans d??indépendance politique, économique et sociale.  Devenu Ccc en 1960, le bâtiment a été jugé désuet par  le ministre de la Culture, Mme Ama Tutu Miuna, et une cure de jouvence a été entreprise en décembre 2008.Irène Gaouda, Le jour

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