Universités d'Etat : Le personnel d'appui menace de débrayer

La grève annoncée pour le 8 février prochain est motivée par les conditions de vie et de travail de ce personnel.Au cours de la cérémonie de présentation des v??ux du nouvel an le 28 janvier dernier, le ministre de l??Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo n??a pas seulement reçu des bouquets de fleurs. Le président du syndicat national des personnels d??appui des universités d??Etat (à l??exception de l??université de Maroua où cette composante se constitue encore) a saisi cette occasion pour remettre au ministre le projet de convention collective nationale des personnels d??appui des

institutions universitaires publiques du Cameroun. Il s??agit-là de la principale revendication de ces personnels dont l??aboutissement est attendu, selon Michel Bilong, le président national du Synapauc, depuis au moins 5 ans. En outre, cette catégorie de travailleurs souhaite bénéficier de nominations à tous les postes administratifs et financiers allant de chef de bureau à directeur dans les universités d??Etat.«Le constat est amer aujourd??hui. La plupart des postes de responsabilité sont occupés par les fonctionnaires qui n??ont presque rien à faire dans les universités d??Etat, notamment les conseillers d??orientation scolaire et universitaire qui se positionnent comme des conseillers d??administration scolaire et universitaire dont la formation s??est éteinte à l??Enam depuis belle lurette», indiquaient déjà les responsables du syndicat des personnels d??appui dans un rapport adressé le 24 novembre dernier au ministre de l??Enseignement supérieur (Minesup).Dans le même rapport, le président national du Synapauc fait savoir que, sur un effectif total d??environ 3.500 personnels d??appui dans les universités d??Etat, l??on compte au moins 20% de cadres titulaires d??une licence, près de 23 doctorants, 37 ingénieurs et plus de 450 bacheliers toutes séries confondues.A cet égard, souligne t-il, les universités d??Etat n??ont plus besoin d??importer les responsables d??un certain rang bien que la nomination est discrétionnaire. Le Synapauc demandait en outre, dans la correspondance adressée au Minesup, la création des cadres permanents de concertation entre les différentes composantes de la communauté universitaire. «Il est reconnu sans aucun risque de se tromper qu??il n??existe dans aucune université d??Etat un cadre de dialogue. Les concertations sporadiques ne s??engagent que lorsqu??une composante annonce un mouvement d??humeur (??). Il vaut mieux éviter des étincelles que de compter sur les efforts des sapeurs-pompiers», expliquaient les syndicalistes. En date du 6 janvier 2010, le ministre de l??Enseignement supérieur Jacques Fame Ndongo adresse, à son tour, une lettre au président de la conférence des chefs des institutions universitaires, Bruno Bekolo Ebé. Le Minesup y prescrit l??organisation des concertations autour du projet de convention collective des universités d??Etat en y associant les représentants du personnel d??appui, avant présentation à son «arbitrage».Georges Alain Boyomo, Mutations

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