Université de Yaoundé I: Tout ce qui brille n’est pas de l’or

Université de Yaoundé 1

Au Cameroun, on vit dans les universités d’Etat comme des animaux, toute honte bue.

Samuel Lentseu, ancien étudiant à Yaoundé I : « Vous risquez de chier dans vos vêtements »

Les toilettes sont vraiment publiques comme vous le constatez. Mais il n’y a pas un personnel recruté parmi les étudiants, ni même un personnel de l’université désigné particulièrement pour s’occuper des toilettes publiques. Il y a des toilettes publiques dans presque derrière chaque amphithéâtre du campus. Le vrai mail, c’est que la direction des infrastructures, n’a pas mis de personnel d’entretien dans les toilettes. Et les étudiants-mêmes, qui défèquent-là, personne d’eux ne peut s’occuper à nettoyer le sol avant de sortir ou à rétablir l’ordre avant de sortir. Et puis, ça se salit comme ça et ça reste comme un épouvantail, comme quelque chose qui n’existe que de nom, mais que de l’utilité, ça n’existe pas comme vous l’entendez. Même les fosses ne sont pas encore remplies, mais à cause du manque d’entretien, vous ne pouvez pas trouver les toilettes, où vous soulager. Les toilettes publiques sont vraiment là, mais quand ce n’est plus utilisé, le mot public n’a même plus son sens.

Et c’est comme cela que vous allez venir à l’université, si vous ne pouvez pas entrer dans nos champs-là pour vous mettre à l’aise, vous risquez de vous sentir trop mal à l’aise, très indisposer au point de chier dans vos vêtements. Alors que le concepteur de cette institution a bien pensé à cet autre volet des toilettes publiques, mais, les utilisateurs sont tout simplement de simples usufruitiers qui veulent utiliser ce qu’on a mis en place sans pouvoir sans s’en occuper. Celles-ci existent depuis le temps d’Ahidjo, qui a construit l’Université de Yaoundé. C’est une très ancienne toilette par rapport aux autres. Donc, elle est là, lorsque les bâtiments de 1001, 1002, 1003 se mettaient en place. C’est l’une des plus anciennes mais par rapport à sa vétusté, ça a traversé des étapes et puis, on pensait qu’on aménagerait, mais en fin de compte, rien n’a été aménagé. Et si quelqu’un voit ça, il peut penser que ça vient d’être construit.
Photo : Robot

Clinton, étudiant en physiques I : « Ça fait mal au cœur ! »

« Parlant des toilettes, c’est scandaleux de voir une grande université dans un grand pays comme le Cameroun sans toilettes. Beaucoup de gens ne partent plus là-bas dans ces soi-disant toilettes publiques, parce que ce sont les égouts. Quand on voit ça, ça fait mal au cœur ! La dernière fois que je suis allé dans une toilette, c’était en mal 2019 ; c’était de l’autre côté à l’amphi 1002. Ici, en contrebas du Nouveau bloc pédagogique, je ne suis pas entré, mais je suis passé derrière. J’ai vu un camarade qui faisait les selles à l’air libre, parce qu’il n’y a pas là, où il pouvait entrer. Dans les toilettes de 1001, il n’y a pas de bac où mettre des déchets. Du coup, les étudiants jettent les papiers hygiéniques par terre, ça fait que ça devient très compliqué. Bon, le président des étudiants, je pense qu’à son niveau, il fait quelque chose, il sensibilise. »

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