UDC Cameroun: SOS explosif à l’ONU contre « fraude électorale »

UDC Cameroun Tomaino Ndam Njoya

Un cri de détresse retentit depuis Foumban et fait trembler les chancelleries occidentales. L’Union Démocratique du Cameroun (UDC) de Tomaino Ndam Njoya lance un appel dramatique à la communauté internationale ce 5 août 2025, dénonçant les rejets « incohérents » de candidatures par le Conseil constitutionnel. Le parti historique accuse le régime d’orchestrer une « instrumentalisation acharnée » du processus électoral. Stratégie désespérée ou coup de maître politique?

L’UDC dénonce: « Le régime caponise les institutions »

Les mots sont durs, très durs. L’UDC ne mâche pas ses mots dans sa déclaration incendiaire. « Une instrumentalisation et acharnement orchestrés puis perpétués par un Régime aux abois, qui caponise les Institutions », balance le parti dans un communiqué au vitriol.

Tomaino Ndam Njoya, maire de Foumban et président national de l’UDC, s’érige en défenseur des candidats recalés. Notamment Hilaire Dzipang, exclu pour des motifs jugés « fallacieux« . Une manœuvre calculée pour rallier les déçus?

Le timing est parfait. Après les rejets de Kamto et autres, l’UDC surfe sur la vague de mécontentement. « C’est malin. Ils récupèrent la colère des militants orphelins », analyse un observateur politique à Yaoundé.

L’appel à l’ONU, l’UE et aux « Pays Amis » n’est pas anodin. L’UDC joue la carte internationale pour mettre la pression sur le gouvernement. Une stratégie qui pourrait payer.

« Corruption électorale« : L’UDC réclame des observateurs

L’Union Démocratique du Cameroun va plus loin dans ses accusations. Le parti dénonce un financement international qui « encourage la Corruption en détruisant le Bien Commun ». Traduction: l’argent de l’ONU financerait le régime, pas le peuple.

« Une Élection mal gérée est source de déstabilisation de l’harmonie et de la cohésion sociales », prévient l’UDC. Un avertissement à peine voilé sur les risques de troubles post-électoraux.

Le parti réclame le déploiement massif d’observateurs internationaux. Objectif affiché: permettre au peuple de « voter librement et surveiller son choix ». Entre les lignes, on comprend que l’UDC ne fait plus confiance au système.

Avec environ 50.000 militants revendiqués dans le Noun, bastion traditionnel de l’UDC, le parti espère peser. Mais face aux mastodontes politiques, suffira-t-il?

Cette sortie médiatique permet surtout à l’UDC de se repositionner. Affaibli ces dernières années, le parti tente de redevenir incontournable en se posant comme recours des exclus.

La communauté internationale réagira-t-elle? Pour l’instant, silence radio des chancelleries. Mais l’UDC a réussi son coup: faire parler d’elle et attirer les projecteurs sur les « irrégularités » dénoncées.

L’UDC joue-t-elle vraiment la carte du Cameroun ou ses propres intérêts électoraux?

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✍️ À propos de l'auteur
Jean-Paul Dzomo Nana
Jean-Paul Dzomo Nana

Journaliste pour 237online.com, Jean-Paul Dzomo Nana couvre l'actualité politique et diplomatique du continent africain.

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