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Travaux publics: Paul Biya tient à laisser son empreinte sur ce secteur au cours de ce septennat

Les travaux publics sont sans doute au cœur du septennat des grandes opportunités.

Ayant accusé un retard important sur le plan infrastructurel, Paul Biya se donne corps et âme pour tenter de rattraper ce gap, malgré les défis sécuritaires qui mettent les caisses du Cameroun dans un état pitoyable. Qu’à cela ne tienne, ce qui doit être fait est fait. A la manœuvre, Emmanuel Nganou Djoumessi, le ministre des travaux publics qui, depuis son arrivée à la tête de ce ministère pivot, pose les jalons du renouveau infrastructurel du Cameroun. Le Cameroun a besoin sur ce plan de tout : routes, ponts, bâtiments… Le Mintp sait manier le bâton et la carotte. Il serait sans doute fastidieux d’énumérer l’ensemble des projets qui ont actuellement cours, mais, l’on peut en lister quelques.

Déjà, face à la multiplicité des projets routiers, le gouvernement a compris que pour réduire les coûts, vu que le Cameroun a le mètre de bitume le plus cher du monde, il fallait innover. D’où l’idée de la mise sur pied d’une unité de production du bitume, ce avec l’appui de partenaires privés. Un appel d’offres a déjà été lancé. L’on n’attend plus que ses résultats. Ce projet naît à la suite d’un constat établi par le Mintp, au cours d’un conseil de cabinet tenu le 23 mai 2019 à Yaoundé. Emmanuel Nganou Djoumessi avait expliqué que le renchérissement des coûts des infrastructures routières au Cameroun est, en partie, dû à « l’évolution des prix des principaux intrants tels que le ciment, le fer, le bitume et les granulats ». Selon Nganou Djoumessi, l’éventualité pour le Cameroun de ne plus importer du bitume pourrait faire baisser les coûts de construction des routes. C’est un véritable défi, dans la mesure où selon l’un des derniers rapports de la banque mondiale, la réalité de projets au Cameroun coûte 4 à 6 fois plus cher que dans d’autres pays africains de même niveau de développement.

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Une bonne nouvelle, étant donné le pays est engagé dans de nombreux projets notamment routiers : autoroute Douala-Yaoundé, l’autoroute Douala-Limbe, la route Bafoussam-Babadjou-Bamenda, les chantiers d’aménagement de la Nationale 15 , Batchenga- Ntui-Yoko-Lena-Tibati (380,1km) , les projets routiers Mora-Dabanga-Kousserie ,Maroua-Mora, Babadjou-Bamenda, le corridor Douala-Djamena, la construction d’un troisième pont sur le Wouri, l’achèvement des travaux sur la pénétrante-est à Douala, la réhabilitation complète du bac de Bissaga confiée à l’entreprise Ste Noha Service et TP, la multiplication de l’entretien des routes en terre, les travaux de cantonnage dans le but de préserver l’environnement routier et assurer la sécurité des automobilistes…

Notons que le deuxième pont sur le Wouri est achevé. D’ailleurs à ce propos, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Ledrian, s’y est rendu. On peut aussi féliciter les travaux de réhabilitation, de reconstruction et d’élargissement des infrastructures essentielles le long de la route Nationale n°1 sur le tronçon N’Gaoundéré-Garoua, qui ont été réceptionnés le 31 mai 2017. Financés par la Banque mondiale à travers le guichet de l’Association internationale de développement (Ida) et le Budget d’investissement public (BIP) du Mintp, ces travaux ont été réalisés par l’entreprise China International Water and Electricity (CWE) à hauteur de 32 056 955 012 FCFA.

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