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Sérail : Que se passe-t-il vraiment entre la famille Malachie Manaouda et Chantal Biya ?

Après nos investigations, on a constaté qu’il n’existe aucune brouille entre le nouveau ministre de la santé publique et la première dame camerounaise.

En réalité, c’est le siège du nouveau ministre de la santé publique qui aiguise les appétits. Les réseaux tapis dans l’ombre tentent de créer une brouille entre sa famille et la première dame, Chantal Biya, pour obtenir sa tête. Cette stratégie bien huilée a été utilisée il y a quelques mois contre l’ancien ministre de la fonction publique, Michel Ange Angouin, et l’ancien ministre de la santé publique, André Mama Fouda. « Lorsqu’on ne peut pas directement s’attacher à vous sur le plan professionnel, on créé un conflit entre vous et la première dame pour avoir la tête des personnalités qui se démarquent du lot. Si les meneurs de cette stratégie ont très souvent atteint leur objectif, c’est parce qu’ils sont très souvent proches de madame Biya», décrypte un analyste politique.

Ces derniers temps, c’est à bras raccourcis que les zélateurs de l’embuscade managériale s’abattent sur la famille du ministre de la santé publique, Malachie Manaouda. Principalement sur les braises de la critique, l’épouse du nouveau Minsanté. Le descriptif que certains critiqueurs font d’elle est peu flatteur, tant on finirait par croire, à l’écoute de ces affidés de la peinture en noir que le ministère de la santé publique est, comme qui le dirait, dans le caniveau. Alors questions: Y a-t-il un problème au Minsanté ? Ou plutôt, y a-t-il un problème Machie Manaouda –Chantal Biya? La liste des récriminations s’allonge comme le bras.

Une certaine presse diffuse que l’épouse de l’actuel Minsanté se dresserait contre la première dame, Chantal Biya. Cette même presse véhicule que Malachie Manaouda serait le « pire » ministre de la santé publique, parce qu’il dresse le personnel médical contre lui à travers « ses décisions catastrophiques ». Ceux–là n’oublient pas de rappeler que le Minsanté nomme ses « amis » et « frères » à tous les niveaux dans les services centraux et déconcentrés du ministère de la santé publique. Mais au fait, que valent toutes ces accusations ? Sont –elles ou non fondées ?

De prime abord, à l’épreuve des vérifications et de la vérité, toutes ces allégations s’effondrent comme un château de cartes. Le dénominateur commun de ces accusations, c’est la jalousie et le tribalisme. Malachie Maouda serait-il un inconditionnel de l’ethnocentrisme auquel certains managers du régime nous ont habitués ? Difficile de répondre par l’affirmative, car les faits parlent par eux-mêmes.

Depuis qu’il a pris fonction, certains disent qu’il serait un chantre du tribalisme. Pourtant au ministère de la santé publique, les nominations répondent au respect de l’équilibre régional. De même, les propositions de nomination passent tour à tour par le premier ministère et la présidence de la République pour vérification de la représentativité de chaque région.

Mais d’où viennent donc toutes ces récriminations à l’égard du ministre de la santé publique?

Il faut dire qu’on peut comprendre que Malachie Manaouda se soit fait des ennemis, puisqu’il a débarqué dans ce département ministériel avec une nouvelle approche qui a pour conséquence l’humanisation des soins de santé et la fin des séquestrations des malades dans les hôpitaux publics. Sa méthode a permis de fermer la quasi-totalité des robinets d’enrichissements illicites qui trônaient sous l’ancien « régime ». Il a rétabli l’orthodoxie de la bonne gestion managériale.

Pour cela, il aura fallu vaincre les mauvais acquis, venir à bout des pratiques peu reluisantes qui n’avaient pour issue finale que d’appauvrir l’Etat au profit d’une clique d’individus. Et on le sait, le changement n’est jamais évident. Quand les dérapages managériaux se sont érigés en règle dans un système où l’impunité a pignon sur rue, l’arrivée d’un empereur de la droiture ne peut que signifier malaise pour les afficionados du gain facile.

Le fait que Malachie Manaouda soit l’un des plus brillants ministres de Paul Biya, ne plaît pas à ceux qui sont des adeptes de la mal gouvernance. Pour eux, il faut abattre à tout prix et à tous les prix le nouveau Minsanté. Ils clament partout qu’il faudrait que Malachie s’en aille pour qu’eux prennent son relais et puissent profiter facilement des fonds de l’Etat qui y résident.

Parce que, via son efficacité, l’actuel Minsanté est en plein redressement de la barque de ce département ministériel qui semblait à un moment tanguer. Ce fonctionnaire débarque dans un ministère claudiquant qui enchaîne des résultats négatifs, avec la mort des femmes enceintes au sein des hôpitaux publics, faute de soins ; les trafics illicites des médicaments et la corruption.

Des faits qui ont donné à voir l’envergure du désastre. Par ailleurs, il est clair que l’actuel patron de la santé publique au Cameroun, mène une action louable pour en finir avec les centres de santé clandestins, véritables dangers à travers le pays. Ces structures fonctionnent non seulement dans l’illégalité, en plus, elles ne présentent pas des plateaux techniques adéquats et ne disposent pas de ressources humaines qualifiées.

Il est clair avec des résultats aussi catastrophiques qu’il fallait à la tête du ministère de la santé publique, une thérapie de choc, et pour administrer cette dernière, un homme de poigne et de conviction. Malachie Manaouda retroussera ainsi ses manches pour se mettre au travail.

Aujourd’hui, les malades sont bien accueillis dans nos hôpitaux. La promotion 2018 des facultés de médecines du Cameroun est déployée dans toutes les villes du Cameroun, sauf à Douala et à Yaoundé.

De sources internes au sein du ministère de la santé publique nous rappellent qu’à l’heure actuelle, Malachie Manaouda est le meilleur Minsanté qu’a connu le Cameroun. Voilà ce qui amène certain à mettre sa tête à prix.

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