Roublardise: 350 décès de Covid-19 et juste 40 guéris au Cameroun selon la France

Emmanuel Macron qui parle

Les bilans de Covid-19 dévoilés par le rapport des conseillers du commerce de la France sont différents de ceux dévoilés par le Ministère de la Santé Publique.

Quel sont les sources des conseillers du commerce extérieur de la France ? C’est la question que plusieurs personnes et la rédaction de 237online.com se posent, au vu des chiffres de leur rapport qui différent de ceux du Ministère de la Santé Publique. Ce qui est sûr et certain c’est que les camerounais sont déjà plongés dans la confusion. Au moment où les populations ne savent plus à quel sein se vouer face aux ravages du Covid-19 dans les familles, le nombre exact de victimes de la pandémie suscite des controverses sur le bilan officiel des personnes contaminées.

La polémique a davantage enflé avec des morts en cascade enregistrés en communauté et dans les formations sanitaires à travers le pays. Au cours du deuxième mois de la prévalence de la maladie, le ministre camerounais de la Santé Publique, dans un Tweet du 25 avril 2020, faisait état de 1621 cas de personnes testées positives au coronavirus. 56 décès. Et 786 patients guéris. Mais à la même période, et plus précisément le 23 avril 2020, les conseillers du Commerce extérieur de la France ont publié un rapport sur les principaux pays d’Afrique affectés. Selon leurs chiffres, il existait en cette date 1396 cas confirmés au Cameroun. Un nombre de malades inférieur aux 1621 cas du bilan officiel.

L’autre problème sur ces données est le nombre de morts. Le document du CCE de France, sur la base de ses sources, parle de 350 personnes qui ont perdues la vie au Cameroun des suites de Covid-19. Une statistique très loin des 56 décès annoncés par le ministre.

Il existe encore une autre confusion. Le nombre de personnes qui ont pues se tirer d’affaire. 40 personnes guéries selon le CCE français contre 786 annoncées selon le Tweet du membre du gouvernement.

Partant du principe que l’on affirme des choses uniquement vérifiées et vérifiables, il y’a de quoi dire que le CCE de France se trompe. Surtout que les chiffres de ce rapport n’ont pas été prouvés. Pour l’heure, les autorités camerounaises n’ont, jusqu’à présent, ni confirmé ni infirmé ces données qui sèment la confusion au sein de la population camerounaise.

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