Société

Rebondissement au sujet du viol au lycée de Bahouan : Le surveillant général avoue avoir fait des attouchements à l’élève de 20 ans

Lors de la confrontation avec le sous-préfet, l’élève et les enseignants de cet établissement, le suspect est revenu sur les déclarations faites la veille, selon lesquelles il ne reconnaissait pas les faits.

Le calme est revenu au lycée de Bahouan, 48h après les faits qui ont conduit à l’interruption des enseignements dans cet établissement scolaire d’enseignement général situé dans la région de l’Ouest Cameroun.

Ces cours avaient été interrompus lundi après des plaintes portées par une élève âgée de 15 ans. Elle accusait le surveillant général Brice Alobo de viol. Sur ces entrefaites, le proviseur a convoqué un conseil de discipline élargi aux enseignants et parents d’élèves au cours duquel le mis en cause a nié les faits. La situation s’est envenimée, suscitant une descente du sous-préfet au sein du lycée dans l’après-midi. Face à l’autorité administrative, le surveillant général est revenu sur les propos prononcés quelques heures plus tôt. L’homme a reconnu avoir fait des attouchements sexuels à l’adolescente.

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Suite aux déclarations du surveillant général, le sous-préfet a promis aux parents et enseignants d’envoyer l’affaire en haut lieu. «Nous constatons que c’était plutôt une tentative de viol, parce qu’il a tout fait, mais, il n’a réellement pas pénétré la fille. Je vais envoyer la note à Yaoundé et on verra s’il va continuer d’enseigner ici ou si on va l’affecter ailleurs», indique l’autorité administrative. Surtout que, lors du conseil de discipline convoqué par le proviseur, plusieurs autres élèves de sexe féminin, ont dit avoir subi des actes de viol et de harcèlement sexuel répétés de l’enseignant. Des accusations appuyées par l’ancien président de la coopérative. «En 2019, il avait violé plusieurs élèves. Elles se sont plaintes à l’administration de l’établissement qui a fait taire l’affaire. Parmi ses victimes, figurait une élève de 14 ans», soutient cet ancien élève du lycée de Bahouan.

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Aucune plainte n’a encore été déposée contre Brice Alobo. Les défenseurs des droits des femmes se demandent comment il est possible de penser à muter un prédateur sexuel présumé au lieu de mener une enquête minutieuse pour qu’au final, le droit soit dit.

Rachèle KANOU,griote.tv

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