Production locale : Plus de poissons à nos tables

viande et poisson importation

Le premier dîner thématique où des opérateurs économiques ont échangé avec le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, comme exposant, a eu lieu le 30 mars dernier à Douala.

Il est démontré que la consommation des produits halieutiques au Cameroun est dictée plus par les importations. Pourtant, le Cameroun dispose des ressources et un environnement favorisant une production locale de masse, pouvant satisfaire la demande locale. Il s’agit là, d’un secteur d’activité encore en friche où les opérateurs économiques devraient s’intéresser à travers la création des Petites et moyennes entreprises (Pme) ou petites et moyennes industries (Pmi) génératrice d’emplois. L’Etat l’a compris, en accordant des facilités pour la création de ces entreprises de pisciculture et autres producteurs de ces produits de la mer. C’est dans le sens d’amener les opérateurs économiques à comprendre le bien-fondé de ce secteur du poisson, que le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, le Dr Taïga, a été le premier invité du dîner thématique du 30 mars dernier à Douala, à Malimba Dégustations.

Be to be

Un club où des hommes d’affaires se sont retrouvés pour un be to be, au-delà de l’exposé fait par Dr Taïga. Malimba Dégustations, désormais un lieu où des hommes d’affaires devraient se retrouver, dans le cadre des échanges en toute confidentialité autour d’une table, dont le menu à consommer est axé sur des produits de la mer (poissons de différentes qualités, crustacés, coquillages…). Et ces types de dîners, avec d’autres exposants, auront lieu quatre fois par an.

« Le message est simple. Le chef de l’Etat a prescrit, la politique d’import substitution. Il est question de produire localement. Nous avons tendance à consommer ce que nous ne produisons pas et nous produisons ce que nous ne consommons pas. Il faut apprendre à produire ce que nous consommons. Et dans la politique d’import substitution, le poisson est l’une des filières qui dégrève la balance commerciale du Cameroun. Je suis venu dire aux opérateurs économiques que le Cameroun attend des patrons dans le secteur du poisson. Ce message avait déjà été transmis aux membres du Gicam. Ce cadre (Malimba Dégustations, ndlr) est tout à fait particulier et je crois savoir tout à l’heure, j’ai vu dans la salle un candidat patron poisson, qui s’est signalé. C’est le message que je suis venu délivrer à ces patrons », a résumé le Dr Taïga.

Pour Louis Deschamps Lothin Elessa, le promoteur de ce palace, dédié aux produits de la mer, l’objectif est simple et son efficacité est autour d’une « table d’affaires ». « L’objet de réunir les patrons autour d’une problématique économique qui était celle exposée par le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales, mais beaucoup plus pour passer un temps convivial, dans un cadre et de pouvoir échanger en networking, pour pouvoir faire des affaires entre nous. C’est un concept économique autour d’une table qu’on appelle le Malimba. Un patronat était là, les institutionnels, les politiques aussi. Un cadre opérationnel de l’Etat a été expliqué ; les facilités de l’Etat ont été expliquées. Maintenant, le jeu de ce type de dîner, c’est effectivement de décider. C’est aux patrons qui sont dans la salle à prendre des risques d’investissement, au-delà de leur sphère de métier additionnel. C’est l’objet même de cette rencontre », a-t-il indiqué.

Les échanges entre les opérateurs économiques et le ministre de tutelle ont permis de savoir que le Cameroun, comme dans d’autres secteurs, pouvait devenir un hub en Afrique centrale en matière de productions halieutiques. Il suffit simplement, comme dans toute initiation d’affaire, de prendre le risque d’y investir. Séance tenante, des opérateurs ont marqué leur intérêt pour explorer le secteur de l’élevage du poisson et d’autres produits de mer.

Achille Chountsa / 237online.com

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