Les consommateurs de sucre font face ces derniers temps à une pénurie de cette denrée de première nécessité à travers le territoire national. Et comme il est courant dans ce genre de situations, la pénurie s??accompagne d??un relèvement des prix résultant de man??uvres spéculatives. On a pu penser, à première vue, que ces dysfonctionnements tiraient leur origine d??une production
insuffisante de l??opérateur national, SOSUCAM. Erreur ! Suite à une descente récente à Mbandjock et Nkoteng, nous avons pu constater (CT du 26 février 2010) que côté production, ça tourne. Et que les causes du phénomène étaient à rechercher ailleurs.Pour le PDG de SOSUCAM, l??entreprise qu??il dirige produit suffisamment de sucre pour couvrir la demande locale. Louis Yinda tient pour facteurs destabilisateurs du marché national du sucre «une pression spéculatrice» ainsi qu??une pénurie de sucre observée dans les pays frontaliers. Le n??ud du problème serait donc dans la distribution. Afin de mettre totalement les consommateurs à l??abri de telles déconvenues, l??industriel annonce une amélioration des capacités de production de son groupe. Celui-ci envisage notamment de porter les surfaces cultivées de 20.000 à 30.000 hectares.Dans les lignes qui suivent, l??intégralité de notre entretien avec le magnat du sucre. Makon ma Pondi, CT
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