Obala : Une jeune fille morte après un viol

L??auteur du crime, Benoît kedé, a été déféré à la prison de Monatélé hier jeudi.Mercredi 06 janvier 2010, chez Marie Martine Ebe au quartier Nkol Bikok Evêché. La langoureuse musique religieuse, tranche avec l??ambiance des beaux jours. M. Nkengue Ndjana, Jean P. Tallom, grands-pères de la défunte Marie M. Ebe Kouam née le 13 septembre 2002 à Yaoundé et décédée le 31 décembre 2009 au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (Chu) ; Pascal Kouam, chauffeur à Yaoundé et père de la défunte, ont juste fini leur déjeuner. Les amis arrivent de part et d??autre. Les bras croisés sur les poitrines pour les uns, les mains soutenant les mentons pour les autres, leur regard

scrute l??horizon.«Depuis un an que Ebe est avec moi, elle n??a jamais été malade. Mais à quelques jours des congés de Noël, elle rentre de l??école (CEI, mission catholique d??Obala, ndlr) et me dit que la tête lui fait mal. Je lui ai donné deux comprimés de paracétamol», narre Marie Martine Ebe, grand-mère de la défunte. Le lendemain matin, la petite Ebe ne se révèle pas du lit. «Vu que sa température montait, je lui ai donné deux quinines 300 et l??efféralgan. Le soir, rien d??anormal ne se précisait. C??est alors que je l??ai conduite à l??hôpital de district d??Obala vers 19h», poursuit Mme Ebe. A l??hôpital, Ebe Kouam est reçue par l??infirmière de garde. Celle-ci lui administre, entre autres, les remèdes des vers étant donné que la malade toussait, convulsait et que la température augmentait.De fil à aiguille, l??on change des examens sur insistance de Antoinette Zobo, mère de la défunte, venue de Yaoundé où elle vit avec P. Kouam. Les examens indiquent que la petite souffre d??une typhoïde. «L??enfant pleurait quand on lui mettait le thermomètre dans l??an*us, refusait qu??on lui fasse sa toilette intime», déclare Mme Ebe. Elle refusait de répondre aux questions du genre : «As-tu eu les relations s*e*xuelles avec un homme ?», car elle avait les écoulements vaginales. Enfin, elle déclarera que «Quand j??étais chez tonton Benoît, il a fait sortir ses enfants, a mis les comprimés dans un verre d??eau devenu rouge et m??a fait boire. Quand je me suis réveillé, j??étais totalement nue».Dr Grâce Nkoro, chef secteur pédiatrie, lui fera l??attouchement, ce qui révélera qu??elle a été violée, puis abusée s*e*xuellement, comme l??indique le contenu de la plainte de Antoinette Zobo déposée à la brigade d??Obala le 31 décembre 2009 contre Kédé Benoît, agent d??urbanisme retraité domicilié au quartier Elig Bessala, marié et père d??enfants. Mercredi dernier, le personnel soignant de l??hôpital d??Obala se refuse à toute déclaration du reporter.A la brigade d??Obala, Benoît Kédé (époux de la tante maternelle de Ebe Kouam) crie au chantage par la famille de la défunte. Il reconnaît qu??il avait reçu la petite Ebe dans son domicile en septembre 2009 en état de maladie. Qu??il lui avait donné les comprimés et que l??enfant s??était endormie.A son réveil, il lui avait fait prendre le bain avant de rentrer chez sa grand-mère. Kédé se dit étonne et surpris des accusations portées contre lui.«M. Kédé est à son troisième forfait de viol sur mineurs. La deuxième victime, est une fillette de 12 ans», indique un gendarme. Une voisine de Kédé, sous anonymat, rappelle qu??«en 1986 M. Kédé avait été surpris faisant l??amour à la chèvre du voisin. Sommé par la population de refaire le même chose, il a couché avec la même chèvre qui en est morte trois heures après». Kédé a été arrêté par la police à Yaoundé et confié à la brigade d??Obala. Il a été déféré à la prison de Monatélé hier, 07 janvier 2010, en mi-journée. La levée de corps de Ebe Kouam a lieu cet après-midi à la morgue de l??hôpital d??Obala.André T. Essomé Essomé (Stagiaire), Mutations

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