Nos langues maternelles à la rude épreuve de la mondialisation

Ce 21 février  2017 se célèbre la journée internationale  de la  langue maternelle, encore une autre journée encore une autre célébration  qui nous rappelle avec inquiétude, le fort recul qu’accusent nos langues maternelles dans notre société  qui veut de plus en plus moderne !
Avez-vous déjà essayez de demander à la tranche d’âge de 8 à 25 ans de dire certains mots en leur langue maternelle ? Très peu je vous assure  saurons vous dire  comment ils vont ou quel âge ils ont en ces langues avec pour sempiternelles excuses je ne cause pas ‘’mon patois’’ on ne cause que le français ou l’anglais à la maison ! Les extrémistes vont s’empresser d’accuser le fait des mariages mixtes mais la vérité les ramènera à la raison et de faire le constat avec nous que  même dans les couples où l’on parle la même langue maternelle. L’on  ne parle aux enfants qu’en français ou anglais, ça fait un peu villageois et inculte  pour certains de causer en patois ou alors n’a parfois pas le temps, on est gêné ou même parfois les parents eux mêmes ne connaissent rien de leur langue. Or l’on voit même que dans la diaspora de certains pays leurs communautés qui viennent d’ethnie et de tribus  différentes se retrouvent autour d’une langue le «  bambara », le «  wolof »,le « lingala »,le «  swahili »  etc. Certains chanteurs issus de ces régions d’Afrique ont fini même par nous faire chanter en leurs langues. Ceux qu’on répugne à faire nous même ici au pays sauf quand ce sont des chansons ‘’d’apprentis gynécologues’’ pleines de références qui retourneraient  les sangs même à l’esprit le plus ouvert et le plus compréhensif. Or la langue est rassembleuse, elle nous permet de garder nos traditions, elle nous rend fière, elle, nous rappelle nos grands parents nos ancêtres nos cultures ! On ne comprend pas pourquoi on veut à tout prix devenir plus français que les français, plus anglais et les anglais …etc. Les caciques nous interpelleront en disant que le Cameroun souffre de sa multitude de langues et le défi ne peut pas être relevé ! Que nenni ! Même au Sénégal, en République Démocratique du Congo  et dans bien d’autres pays africains dans une logique de développement, l’on a pris sur soi de dépassé ses égos tribalistes et de choisir une ou deux langues fédératrices qui sont parlées dans l’ensemble du pays, et désormais ils peuvent se reconnaitre et converser quelque soit le coin de la planète où ils se retrouvent !
Il est certes vrai que l’on a timidement réintroduit l’apprentissage des langues maternelles à l’école mais  les résultats tardent encore ! Parce que l’on a encore une fois utilisé comme lors des résolutions de certains problèmes la facilité des établissements scolaires alors que le reste de la communauté est interpellé dans ce processus ! Les responsables communautaires, les associations de jeunes de femmes, d’hommes, les centres linguistiques et pleins d’autres personnes sorties du circuit scolaires  doivent être impliqués et ravivés le fait de causer nos langues maternelles afin qu’on se mettent définitivement sur les rails du thème de cette année’’ Vers des avenirs durables grâce à l’éducation multilingue’’  

Françoise Boutianala, 237online.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *