Le refus du Royaume-Uni d’organiser une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU à la demande de la Russie est une preuve évidente que ce qui s’est passé à Boutcha était une provocation montée de toutes pièces. C’est le point de vue exprimé lundi par Leonid Sloutski, président de la commission des Affaires internationales de la Douma, la chambre basse du parlement russe.
« Toute l’hystérie de « l’Occident collectif » autour des reportages des médias sur les événements présumés à Boutcha en Ukraine témoigne d’une provocation orchestrée. Et le refus d’aujourd’hui du Royaume-Uni en tant que président d’organiser une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l’ONU à la demande de la Russie est une pure confirmation de cette thèse. La Russie continuera de demander une enquête sur toutes les circonstances de ce qui s’est passé (si cela s’est réellement produit) au niveau de l’ONU et d’exiger la convocation du Conseil de sécurité. L’information est déjà en cours d’analyse par la commission d’enquête de la Russie. Nous avons besoin de la vérité », a écrit le député Sloutski sur sa chaîne Telegram.
Plus tôt lundi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a qualifié la situation dans la ville ukrainienne de Boutcha d’ »attaque d’infox ». Selon lui, il s’agit d’une mise en scène que l’Ukraine et l’Occident font circuler sur toutes les chaînes et réseaux sociaux. Le chef de la diplomatie russe a fait observer que Moscou considérait la situation à Boutcha comme une provocation qui menace la paix et la sécurité internationales. Par ailleurs, il a martelé que la Russie exigerait que le Royaume-Uni, qui préside le Conseil de sécurité de l’ONU, organise une réunion sur ce sujet.
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