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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 29 juin 2020
Société

Marchés de Douala: Mafia autour de l’électricité

Au cœur d’une grosse fraude électrique aux marchés des femmes et de chèvres dans le deuxième arrondissement de la ville.

« J ‘ai déjà payé près de 3 fois et je n’ai toujours pas de lumière. Nous avions bien dit qu’on ne voulait pas des compteurs prépayés, mais ils les ont installés dans quelques boutiques et ça coûte trop cher. En plus, il faut les recharger toutes les semaines. Pour ne pas rester dans le noir, nous avons été obligés d’acheter la lumière chez les fraudeurs qui sont revenus en force au marché ». Quand des mafiosos court-circuitent la normalisation de l’électricité dans les marchés de la cité économiques. La situation qui prévaut dans ces deux importants espaces marchands de Douala (marché des femmes et marchés des chèvres) est renversante. Dans le cadre de la normalisation des installations électriques dans les espaces marchands suite à plusieurs incidents, y compris des incendies dans certains cas, qui ont été enregistrés ces derniers temps dans divers marchés de la ville de Douala, privant la fourniture d’électricité aux commerçants exerçant leurs activités dans ceux-ci, Eneo été saisie par l’Ascomafec pour la normalisation des installations électriques dans les marché des femmes et des chèvres. La réalisation de ces travaux devant être exécutée par la société Sogrema Sarl en qualité de partenaire technique. « C’est dans ce cadre qu’un protocole d’accord transactionnel a été établi entre Eneo, Ascomafec et Sogrema Sarl et la mairie de Douala II.
»

Manœuvres frauduleuses

A la suite d’une étude, Eneo émet un devis de normalisation d’un montant de plus de 23 millions Fcfa. Soucieuse de limiter les risques d’incendies et la qualité du courant électrique fourni aux commerçants, elle s’est proposée entre autres de participer au financement de ladite normalisation à hauteur de 49 % du montant du devis. Soit plus de11 millions de nos francs. Aussi ladite entreprise s’est proposée en outre de poser un comptage centrale pour l’évaluation de l’énergie électrique consommée par le marché sur chacun des transformateurs. Et 51% pour l’Ascomafec en raison de plus de 1100 à alimenter. Il faut souligner que les milliers de boutiques du marché des femmes s’alimentaient sur une trentaine de compteurs électriques posés par Eneo. Le restant préférant s’alimenter au travers des manœuvres frauduleuses. « Suite au refus des commerçants du type de compteur proposé (compteurs prépayés), le nombre de compteur s’est vu réduit à la baisse et est passé à l’offre et à la pose de 800 compteurs où certains commerçants possédant de très petites boutiques pouvaient s’associer par deux… » Confie au reporter une source proche du dossier.

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Les autorités administratives indexées

Tandis que le partenaire technique Sogremasarl procède à l’exécution des travaux selon les règles de l’art préalablement approuvées par Eneo- les travaux étant exécutés à près de 80%- une campagne de sabotage se met en branle et déstabilise le projet. Certains commerçants montent au créneau et dénoncent le coût trop élevé du montant à eux exigé (85.000 Fcfa/ commerçants). Une situation qui impactera le déroulement des travaux et les paiements dans les comptes bancaires dédiés à cet effet. En dépit de tout, les parties consentent tout de même à réduire le montant à 65000Fcfa.
Toutefois un comité ad hoc est mis sur pied le vendredi 10 mai 2019 par l’adjoint d’arrondissement de Douala II pour officiellement « veiller à l’application des résolutions tarifaires pour une durée d’un mois ». « Au lieu de sa dissolution au terme de cette période il y a plus tôt eu un comité ad hoc 2 mis en place le 5 juillet 2019 et la suspension des activités de l’ascomafec pourtant à l’origine du projet. C’est ce comité ad hoc qui gère le marché et garde par devers lui les sommes collectées auprès des commerçants notamment : la sommes de un million cent cinq mille francs collectée par trois membres de ce comité et dont on n’a plus les traces .Ce qui s’ajoute à près d’un million cinq cent mille mis sous scellé à la demande du même adjoint d’arrondissement aujourd’hui affecté à Douala III… » Dénoncent les commerçants. Qui questionnent l’attitude des autorités administratives qui ne font rien pour venir à bout « de ces vendeurs d’électricité confortablement installés dans le comité ».

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