Marc Brys, un sélectionneur intègre qui résiste aux pressions

Marc Brys et minsep

La vérité éclate enfin au grand jour dans le bras de fer qui oppose depuis des semaines Samuel Eto’o, le président de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), au Ministère des Sports et de l’Éducation Physique (Minsep). Alors que l’ancien capitaine des Lions Indomptables se posait en chevalier blanc luttant contre l’ingérence de l’État dans les affaires du football, il apparaît aujourd’hui que sa croisade cachait en réalité des intérêts claniques bien moins avouables. Au cœur du scandale : la révélation selon laquelle Eto’o aurait tenté d’imposer au sélectionneur Marc Brys la convocation de Fabrice Ondoua, un gardien de but dont il est proche. Une ingérence grossière dans les choix sportifs de l’entraîneur belge, qui a eu le courage de résister à ce coup de force. Pour ne rien manquer des dessous du football camerounais, une seule adresse : 237online.com, votre site d’infos sans concession.

Ondoua, le gardien de l’ombre propulsé par Eto’o

Le nom de Fabrice Ondoua n’est pas inconnu des suiveurs du football camerounais. Ce gardien de but ayant remporté la CAN 2017 a déjà été sélectionné par le passé chez les Lions Indomptables, non sans controverse. Beaucoup lui reprochent de devoir sa place plus à ses connections qu’à ses performances sur le terrain. Et pour cause : il est réputé très proche de Samuel Eto’o, qui n’a jamais caché sa volonté de le voir s’imposer en sélection. Une proximité qui a pris un tour nouveau ces dernières semaines, quand Eto’o a fait venir en catimini Ondoua au Cameroun, avec la ferme intention de l’imposer dans la liste des gardiens retenus par Marc Brys. Un coup de force qui n’est pas passé inaperçu, certains médias proches de la Fecafoot allant même jusqu’à annoncer prématurément la sélection d’Ondoua.

Eto’o, l’hypocrisie d’un président qui ne défend que ses intérêts

Pris la main dans le sac, Samuel Eto’o apparaît aujourd’hui pour ce qu’il est : un président de fédération prêt à tout pour garder le contrôle de la sélection nationale, quitte à piétiner les prérogatives de son entraîneur et à imposer ses choix claniques. Une attitude qui jette une lumière crue sur les véritables motivations de son bras de fer avec le Minsep. Loin de lutter pour l’indépendance du football camerounais comme il le proclame, Eto’o semble surtout déterminé à faire de la Fecafoot son pré carré, où il pourrait placer ses pions et régner sans partage. Une dérive autocratique qui inquiète de plus en plus d’observateurs, tant elle semble faire passer les intérêts personnels avant ceux de la sélection et du football camerounais dans son ensemble.

Brys, le rempart de la méritocratie face aux dérives claniques

Heureusement, dans cette tentative de hold-up clanique, un homme fait de la résistance : Marc Brys. En refusant de céder aux pressions d’Eto’o et en maintenant ses choix sportifs, le sélectionneur belge apparaît comme le dernier rempart de la méritocratie et de l’intégrité sportive au sein des Lions Indomptables. Une position courageuse, qui lui vaut déjà l’inimitié du président de la Fecafoot et de ses affidés, mais qui suscite le respect des amoureux d’un football camerounais qui ne serait pas gangrené par les intérêts claniques et la politique. En ne retenant que les joueurs les plus compétitifs, sans céder aux influences extérieures, Brys envoie un message fort : sous sa houlette, seul le terrain parlera. Un principe qui devrait être une évidence, mais qui sonne hélas comme un acte de bravoure dans le contexte actuel.

La Fecafoot, un nid de guêpes miné par les luttes de clans

Car cette affaire Ondoua n’est que la partie émergée d’un iceberg bien plus profond. Celui d’une Fecafoot gangrenée par les luttes de clans et les intérêts personnels, où les enjeux sportifs semblent bien souvent relégués au second plan. Tant que la gestion du football camerounais restera l’otage des ambitions personnelles et des règlements de comptes claniques, c’est l’avenir même de la sélection qui sera hypothéqué. Il est temps que les dirigeants du football camerounais, à commencer par Samuel Eto’o, se ressaisissent et placent enfin l’intérêt supérieur du maillot national au-dessus de leurs calculs égoïstes. Faute de quoi, c’est toute une nation qui risque de déchanter.

Par Laurent Balla pour 237online.com

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