Lutte contre Boko Haram: pourquoi le Tchad vient aux côtés du Cameroun

Depuis quelques mois, la presse nationale, La Météo surtout, observe comme pour le déplorer l’indifférence des pays voisins du Cameroun devant la menace de la secte islamiste Boko Haram. [pagebreak]Lors du sommet de Paris pour la sécurité au Nigeria,  le 17 mai 2014, ils étaient pourtant tous unis  pour déclarer la guerre à la nébuleuse. Le président camerounais, au terme dudit sommet, est sorti renforcé aux yeux de l’opinion nationale et internationale, comme celui qui veut combattre le groupe terroriste nigérian. Le Tchad qui était jusqu’ici accusé de laxisme par les pays de la sous-région face à l’insécurité qui secoue son voisin, a finalement décidé de se joindre au combat pour enrayer les incursions armées dans sa dorsale frontière avec le Nord du Nigeria et le Cameroun. Il est vrai, le chef de l’Etat camerounais Paul Biya, a multiplié les mesures efficaces, pour repousser l’ennemi commun, mais au regard des enjeux divers et des pertes enregistrées dans cette guerre asymétrique, le déploiement des forces armées tchadiennes vient à point nommé. Tout porte donc à croire que la fusion des deux armées va ramener une certaine assurance au sein des populations, elles qui n’ont d’ailleurs pas manqué d’accueillir en grandes pompes les soldats tchadiens, à leur arrivée samedi dernier à Kousseri. On peut noter pour le regretter également que l’intervention tchadienne vient au moment où Boko Haram a décidé de porter les attaques aux portes du pays d’Idriss Déby Itno. La prise d’une base nigériane (Baga) importante sur les bords du Tchad et de plusieurs villages a été pour beaucoup dans la décision du Tchad à déployer ses troupes aux côtés du Cameroun. Il faut enfin noter qu’Idriss Deby voit d’un mauvais œil cette progression des islamistes armés du Nigeria. Ceux-ci ont le vent au Nigeria devant les forces fédérales désorganisées, et projettent visiblement de jeter le chaos sur le Cameroun. C’est en tout cas ce que leur sanglant leader, Abubakar Shekau, a promis au président Paul Biya, le 5 janvier dernier dans une vidéo. L’on pense, dans les chaumières que si d’aventure Boko Haram venait à prendre le dessus sur la défense camerounaise, le Tchad, à quelques kilomètres seulement, devra lui aussi affronter les fous de Dieux. C’est donc un mariage de raison que le Tchad a à proposer au Cameroun.

La rédaction

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