L’Ukraine et la Géorgie doivent faire beaucoup d’efforts pour atteindre les normes requises pour adhérer à l’Otan. C’est ce qu’a déclaré la secrétaire d’État adjointe américaine Wendy Sherman lors d’une conférence de presse tenue mercredi à l’issue d’une réunion du Conseil Otan-Russie à Bruxelles.
« Je ne veux pas parler au nom d’autres pays pour savoir quelles sont leurs ambitions, leurs attentes, leur calendrier. Il existe un processus d’adhésion à l’Otan qui est très clairement défini. […] Nous sommes ouverts à tout le monde, et il ne fait aucun doute que l’Ukraine fait partie des pays qui souhaitent vivement devenir membre [de l’Alliance]. Et ils sont en train de passer par ce processus, cela prend du temps, beaucoup de travail doit être fait pour garantir les normes élevées de l’Otan. […] Il en va de même en ce qui concerne la Géorgie », a-t-elle déclaré.
« Quant à la Suède et à la Finlande, je ne parlerai pas en leur nom pour savoir si leurs aspirations concernant l’Otan sont différentes par rapport au passé. Je vous suggère seulement de regarder les déclarations qu’elles (les autorités suédoises et finlandaises, ndlr) ont faites ces derniers jours », a ajouté Mme Sherman.
La réunion du Conseil à Bruxelles était la deuxième étape des consultations russo-occidentales sur les propositions russes en matière de sécurité européenne. La première phase, celle des pourparlers entre les États-Unis et la Russie, s’est tenue à Genève le 10 janvier; la troisième phase, celle de l’OSCE, aura lieu à Vienne le 13 janvier.
Le 17 décembre, le ministère russe des Affaires étrangères a publié les projets d’un traité avec les États-Unis sur les garanties de sécurité ainsi que d’un accord sur les mesures de sécurité entre la Russie et les États membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Ils ont été remis à la secrétaire d’État adjointe américaine chargée des affaires européennes et eurasiennes, Karen Donfried, lors d’une réunion au ministère russe des affaires étrangères le 15 décembre. De manière très simplifiée, la position de la Russie peut être résumée en trois points: retrait des armes nucléaires américaines d’Europe, arrêt du déploiement des forces militaires conventionnelles de l’Otan près des frontières de la Russie et de l’installation d’infrastructures militaires sur place, rejet officiel par l’Otan des plans visant à faire adhérer l’Ukraine et la Géorgie à l’Alliance.




