Les gardes-frontières lituaniens ne recourent pas à la violence contre les migrants illégaux originaires des pays d’Asie et d’Afrique qui tentent d’entrer en Lituanie via la Biélorussie, lorsqu’ils les repoussent vers le territoire biélorusse. C’est ce qu’a déclaré samedi le représentant du Service national des gardes-frontières auprès du ministère lituanien de l’Intérieur Giedrius Misutis, sur radio LRT.
« Les gardes-frontières agissent conformément aux règles en vigueur. Lorsqu’ils repoussent les migrants, les équipements spéciaux et les mesures violentes ne sont pas employés », a-t-il déclaré.
Selon lui, ce sont les médias étrangers qui rapportent qu’en essayant de franchir illégalement la frontière lituanienne, les migrants ont été victimes de violences avec l’utilisation de pistolet à impulsion électrique et d’autres moyens de contrainte. « Ce n’est pas vrai », a soutenu Misutis.
Le président lituanien Gitanas Nauseda a déclaré cette semaine que l’utilisation d’armes contre les migrants illégaux ne serait qu’un dernier recours en cas de danger de mort pour les gardes-frontières. « Lors de la protection des frontières, les formes de réponse doivent être appropriées aux personnes qui se trouvent dans une situation peu enviable, sans menacer leur santé et leur vie. […] « L’utilisation des armes est un recours absolument ultime, auquel, je l’espère, nous n’aurons pas recourt« , a-t-il déclaré.
Depuis le début de l’année, plus de 4.000 migrants en situation irrégulière originaires de pays asiatiques et africains ont été arrêtés à la frontière entre la Lituanie et la Biélorussie. Ce qui constitue un nombre 50 fois plus élevé que pour l’ensemble de l’année 2020. Vilnius estime que la crise migratoire a été provoquée par Minsk et la qualifie d’attaque hybride contre la Lituanie en représailles pour son soutien à l’opposition biélorusse. Depuis le mois d’août, lorsque les autorités lituaniennes avaient autorisé à repousser les clandestins vers la Biélorussie, plus de 6.000 d’entre eux ont été empêchées d’entrer dans la république balte.




