Les assurances camerounaises veulent la réduction des primes d'arriérés

C??est l??une des modifications contenues dans l??article 13 du nouveau code de la Conférence interafricaine des marchés d??assurances.L??activité principale d??un assureur est de régler les sinistres. Or depuis quelques temps, l??on note une crise considérable entre les assureurs et les assurés. Et pour cause, «les sociétés d??assurances n??arrivaient plus à payer les sinistrés en temps opportun, voire pas», déclare Ferdinand Meng, président de la commission de Communication au sein de l??Association des sociétés d??assurances (Asac). Il poursuit : «pour la simple raison que les compagnies d??assurances n??avaient plus d??argent.» Une situation conséquente au non payement des primes par les assurés.

C??est donc pour mettre fin à cette situation que le 11 avril dernier, le Conseil des ministres des pays membres de la Conférence interafricaine des marchés d??assurances (Cima) s??est penché sur la question. Au sortir des travaux, le règlement n° 001/Cima/Pce/2011, modifiant et complétant les dispositions du code des assurances a été adopté. Des dispositions relatives à la souscription et au paiement de la prime et les articles y relatifs. «L??objectif avoué de cette réforme est la réduction significative des arriérés de primes, l??accélération de la cadence de règlement des sinistres et le renforcement de la solvabilité des entreprises d??assurances», égraine Martin Foncha, le président de l??Asac.RévolutionC??est donc pour informer tous les acteurs du secteur des assurances de ces réformes contenues dans l??article 13 du nouveau code Cima que l??Asac a organisé un séminaire jeudi 15 décembre dernier à l??hôtel Akwa palace à Douala. Le contenu de cet article se résume exactement à : «pas de prime, pas de contrat». Autrement dit, s??il n??y a pas de prime, il n??y a pas de couverture. «L??assurance ne se fait plus à crédit. Car on s??est rendu compte que les clients passent d??une compagnie d??assurance à l??autre, sans payer leurs primes. Dorénavant, pas de contrat, pas de garantie», précise Ferdinand Meng.Une révolution donc dans le domaine des assurances, surtout lorsque l??on sait que c??est dans le contrat que l??assureur s??engage à couvrir le client en cas de sinistre. Une couverture qui, apprend-on, doit suivre, dans un délai de 60 jours suivant la date du sinistre
 

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