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Le refus d’un embargo immédiat sur le pétrole russe est compréhensible (Borrell)

Le chef de la politique étrangère européenne, Josep Borrell, a déclaré qu’il n’allait pas insister sur un embargo total et immédiat du pétrole russe par tous les États membres de la communauté. C’est ce qu’il a fait savoir dans une interview publiée vendredi par le Financial Times.

« C’est une question de temps et d’argent. Nous ne pouvons pas avancer des propositions qui ne correspondent pas à la réalité », a déclaré M. Borrell, commentant les réserves de la Hongrie, de la Slovaquie et de la République tchèque à abandonner le pétrole russe. Si j’étais à leur place, je dirais: « Écoutez, nous avons un problème. »

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« Nous devons tenir compte des spécificités de la situation de chaque pays. La Hongrie n’a pas d’accès maritime. Il n’y a pas un autre gazoduc qui fournirait du pétrole à la Hongrie, à l’exception de la conduite russe. Le pétrole est acheminé directement vers la raffinerie hongroise, qui a été construite en prenant compte des caractéristiques du pétrole russe », a souligné le chef de la diplomatie de l’UE. Il a également informé que la Grèce a exprimé sa crainte de voir l’interdiction du transit du pétrole russe nuire à ses compagnies maritimes.

Il convient de souligner que nombre de propositions de la Commission européenne pour un embargo progressif du pétrole russe suscitent des réserves chez certains membres de l’UE. Selon le quotidien français Le Figaro, la Commission a proposé un arrêt progressif des achats européens sur une période de six à huit mois, jusqu’à fin 2022 avec une exemption pour la Hongrie et la Slovaquie dans le cadre de contrats existants jusqu’à la fin de 2023. Mais comme l’a rapporté l’AFP, cette dérogation pose problème, car la Bulgarie et la République tchèque veulent également en bénéficier

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