Le Mouvement OTS face à un nouveau tournant décisif ce lundi

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Le Mouvement OTS des enseignants camerounais entame une nouvelle étape cruciale ce lundi 25 septembre 2023, avec une rencontre prévue entre les leaders syndicaux et le ministre Grégoire Owona. Les enseignants grévistes sont déterminés à maintenir la pression pour obtenir satisfaction sur leurs revendications, malgré les tentatives du gouvernement pour désamorcer le mouvement.

Des revendications claires et non négociables

Les grévistes réclament avant tout la signature et l’application du Statut Spécial de l’Enseignant (SSE), ainsi que le recrutement massif des Instituteurs Écoles Normales (IET), le déplafonnement indiciaire et l’automatisation des effets financiers des actes de carrière. Ils exigent également le paiement des arriérés de salaires et des différentes primes non versées, ainsi que la prise en charge de la promotion 2022 des ENS et ENSET.

Ces revendications ont été catégoriquement posées comme conditions préalables à la reprise des cours, ce qui démontre la détermination des enseignants.

La méfiance persiste envers le gouvernement

Malgré les annonces du ministre Owona, qui a rendu public un échéancier de paiement des arriérés sur plusieurs années, la méfiance reste grande au sein du corps enseignant. Le souvenir du collègue Hamidou, mort en service en 2022 sans jamais avoir perçu de salaire, est dans toutes les têtes.

Les promesses faites par le passé et jamais tenues rendent les syndicats extrêmement prudents face aux nouvelles déclarations gouvernementales. La pression doit être maintenue pour obtenir des actes concrets et immédiats.

L’union fait la force

Alors que le mouvement entre dans une phase ascendante, avec un nombre croissant d’établissements en grève, l’union sacrée de tout le corps enseignant apparaît indispensable pour faire plier le gouvernement. La détermination et la combativité seront les maîtres-mots de cette nouvelle étape, qui s’annonce décisive pour l’avenir du Mouvement_OTS.

Lundi 25 septembre, de nouveaux établissements sont appelés à rejoindre le mouvement pour renforcer le rapport de force face à des autorités jusqu’à présent sourdes aux revendications. Les enseignants camerounais jouent là un moment charnière dans leur quête de dignité.

Jean-Claude BIKOKO, envoyé spécial 237online.com

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