Selon de nombreux experts, le manque de fiabilité de l??offre énergétique est l??un des principaux freins au développement des affaires au Cameroun. Du reste, d??après certaines estimations, le déficit en énergie est responsable d??un manque à gagner de près de 2 % de la croissance du produit intérieur brut. Ce constant affligeant n??est même pas récusé par les autorités camerounaises qui, depuis quelques années, s??investissement tant bien que mal pour permettre au pays de pouvoir exprimer pleinement son potentiel énergétique. En effet, le Cameroun ne manque pas d??atouts. Les spécialistes affirment même que le potentiel énergétique du Cameroun est le second en Afrique subsaharienne, derrière la République Démocratique du Congo. Mais est sous-exploité état des choses est
loin de se vérifier. Le président de la République évoquait il n??y a pas longtemps encore, le « déficit énergétique chronique » auquel fait face le Cameroun. Ainsi, en 2008, seulement 46% des Camerounais avaient accès à l??électricité. Insuffisant et insignifiant ! Davantage, la société industrielle Alucam à elle seule consomme la plus grande partie de l??énergie électrique produite par Aes-Sonel notamment dans le sud du pays. La capacité de production maximale actuelle est de 974 mégawatts. Dans ces conditions, difficile d??imaginer que le développement du pays puisse se faire normalement. D??où la nécessité d??inverser la tendance. 3000 mégawatts. C??est donc l??objectif affiché par le Cameroun en termes de capacité énergétique à l??horizon 2020. Le programme de développement du secteur de l??énergie vise à augmenter l??accès aux sources d??énergie modernes et à améliorer la fiabilité de l??offre énergétique existante du Cameroun, élément clé pour la croissance du pays et la stratégie de lutte contre la pauvreté. A court terme, les actions prévues sont la mise en service du barrage de Lom Pangar, des centrales thermique de Yassa et à gaz de Kribi. A moyen terme, la construction du barrage de Memve??ele, et des centrales de Nachtigal, Song Mbengue, Warak, Colomines et Ndockayo, sont des objectifs. Au demeurant, les premiers signes sont perceptibles. La centrale thermique de Yassa est déjà fonctionnelle et les barrages hydroélectriques (Song-Loulou, Edéa, Lagdo) font l??objet d??aménagements constants pour maintenir leur niveau d??opérationnalité. Par ailleurs, la recherche de financements pour de nouveaux projets avancent. Au cours des dernières semaines, les bailleurs de fonds potentiels pour la construction de la centrale thermique à gaz de Kribi ont séjourné au Cameroun pour finaliser le dossier. Les nouvelles sont rassurantes et dès le premier semestre de 2010, les travaux de construction de la centrale de Kribi vont démarrer. Dans le même sillage, sous l??égide du ministère de l??Economie, de la planification et de l??Aménagement du territoire, la deuxième table ronde des bailleurs de fonds pour la mise en place du financement des travaux de construction du barrage réservoir de Lom Pangar viennent de s??achever à Yaoundé. Les perspectives s??annoncent heureuses pour le démarrage des travaux. Une chose est certaine, l??amélioration de l??offre énergétique est un enjeu national. Il y a quelques jours, les élus du peuple ont longuement « cuisiné », Michael Tomdio, ministre de l??Eau et de l??Energie devant la commission des Finances et du Budget où il défendait l??enveloppe de son ministère pour 2010. Le v??u de tous est de voir les nombreux projets annoncés se matérialiser. Avec ses 44 milliards 614 millions francs CFA de budget espéré. Le MINEE entend consacrer une bonne partie de l??enveloppe aux projets de Lom Pangar et Memve??ele, afin de résoudre les problèmes d??électricité. Il y a urgence !
Simon Pierre ETOUNDI, CT
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