Le gouvernement australien versera au français Naval Group 585,2 millions de dollars de compensation pour la rupture du contrat de construction de sous-marins signé par Canberra en 2016, a déclaré vendredi aux journalistes le premier ministre, Anthony Albanese.
Selon lui, un accord définitif sur la question a été passé entre les autorités australiennes et le groupe français pour compenser la résiliation unilatérale du contrat annoncée par Canberra en septembre 2021, après la mise en place de l’alliance militaire AUKUS formée par l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni. Dans le cadre de cet accord, « le gouvernement versera 830 millions de dollars australiens [plus de 560 millions d’euros] en qualité d’un règlement équitable du problème ». « Nous pouvons maintenant rétablir les relations [australo-françaises] que rien ne va plus assombrir », a-t-il souligné.
Anthony Albanese a indiqué que le président Emmanuel Macron s’était énergiquement impliqué dans le règlement du conflit et, après la décision d’indemnisation, l’avait invité en visite officielle en France. « Je suis impatient de répondre à l’invitation que m’a faite le président de me rendre à Paris et […] j’estime vitale pour le rétablissement des relations entre nos pays une rencontre personnelle avec lui ».
Le contrat pour la construction de sous-marins diesel entre Canberra et Naval Group a été unilatéralement résilié par le gouvernement australien le 15 septembre 2021. La raison invoquée était une exécution trop lente, mais aussi l’accès, grâce l’alliance AUKUS créée le même jour, aux technologies de construction de sous-marins nucléaires. Selon certaines informations, les États-Unis et le Royaume-Uni aideront l’Australie à construire au moins huit sous-marins nucléaires avant 2036.
L’incident a provoqué une brusque aggravation des relations entre l’Australie et la France, qui a considéré la rupture du contrat comme « un coup dans le dos ».
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