La Russie est prête à livrer des vivres pour éviter la famine (parlementaire russe)

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Malgré les sanctions occidentales, la Russie est prête à honorer ses engagements dans le domaine des livraisons de vivres et à tout faire pour éviter la famine, a déclaré ce jeudi la présidente du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), Valentina Matvienko.

« Il est évident pour tout le monde aujourd’hui que la politique destructrice de l’Occident, qui décrète des sanctions contre un premier, un deuxième puis un troisième pays, provoque et crée les conditions d’une crise mondiale, d’une crise alimentaire. La Russie est prête à tout pour éviter la crise alimentaire, éviter la famine, la flambée des prix des denrées alimentaires, qui affecte surtout les citoyens ordinaires de tous les pays », a-t-elle indiqué à l’issue d’une rencontre avec le président zimbabwéen Emmerson Mnangagwa.

Elle a précisé que l’agroalimentaire national était soustrait à toute influence étrangère et que la Russie était prête à remplir ses engagements, tout en soulignant qu’il serait « difficile de le faire » dans le contexte des sanctions. Toujours selon Valentina Matvienko, la Russie travaille actuellement avec tous les pays amicaux sur les conditions de livraisons des vivres, notamment sur la logistique et le système des paiements. Si le Zimbabwe demande à Moscou des denrées alimentaires ou des engrais, les deux pays « trouveront les mécanismes d’approvisionnement pour pourvoir le Zimbabwe en quantité nécessaire de vivres ».

Elle a ajouté que certains analystes prévoyaient une récolte record de céréales en Russie cette année.

La crise alimentaire

La situation en Ukraine et les sanctions massives décrétées par les États-Unis et l’Union européenne contre la Russie ont perturbé les livraisons de céréales, accroissant le risque d’une crise alimentaire dans plusieurs pays. Depuis le début de l’année, les prix du blé et du maïs ont considérablement augmenté. Selon une information rendue publique à la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies du 21 mai, réserves mondiales de blé ne suffiront que pour dix semaines, la situation étant pire que lors de la crise de 2007 et 2008.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a précédemment expliqué que la crise alimentaire dans le monde s’était profilée bien avant le lancement de l’opération spéciale en Ukraine, ses causes étant notamment la pandémie de Covid-19 et les erreurs des pays occidentaux. Il a ajouté que la situation actuelle avait aggravé le problème, tandis que les sanctions occidentales étaient devenues l’une des principales causes de la perturbation des livraisons de vivres, ce qui a exacerbé la crise.

237online.com

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