La principale raison de l’actuelle crise alimentaire et de la hausse des prix réside dans les sanctions occidentales décrétées contre la Russie, a indiqué jeudi le quotidien chinois Global Times dans un éditorial.
« La communauté occidentale impute le manque d’alimentation aux restrictions d’exportation introduites par certains pays en voie de développement. L’Occident les exhorte à partager les responsabilités sur le règlement de la crise. Or, la raison principale des difficultés actuelles réside dans les sanctions occidentales à grande échelle décrétées contre la Russie », souligne le journal.
Selon ses informations, les pays occidentaux tentent de politiser ce problème dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et imputer la crise actuelle à l’Inde et à la Malaisie qui ont introduit des restrictions sur les exportations de produits alimentaires. Or, le Global Times souligne que la part de l’Inde sur le marché mondial n’est pas très importante.
« Traditionnellement, l’Inde n’est pas un gros fournisseur de blé. Elle n’en exporte que 500.000 tonnes par an. L’année dernière, l’Inde a exporté entre 7,5 et 8 millions de tonnes de céréales, soit entre 3% et 4% des livraisons mondiales. On peut donc affirmer que l’Inde a porté sa contribution dans le développement équilibré du marché mondial des céréales », indique le Global Times.
« La Russie est le producteur clé de produits alimentaires et un des plus gros fournisseurs d’engrais. Les États-Unis et leurs alliés savent très bien quelles seront les conséquences des sanctions qu’ils ont décrétées contre Moscou », indique le journal. « Ce sont des sanctions économiques occidentales qui affectent le secteur financier et énergétique, le transport maritime et beaucoup d’autres domaines qui en grande partie ont détruit des chaînes logistiques existantes et ont entraîné une flambée des prix alimentaires », souligne l’éditorial. « Certains acheteurs étrangers craignant les sanctions et évitaient d’acheter des produits russes ce qui a causé la réduction des exportations de céréales et d’engrais », a expliqué le journal.
« Sur quatre grands groupes qui contrôlent 80% des marchés alimentaires, trois sont américains. Les États-Unis ont la possibilité de régler la crise alimentaire, mais ils n’en ont pas la volonté », conclut le Global Times.




