La cour de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a décidé jeudi de lever les sanctions de la communauté contre le Mali, a rapporté Reuters, se référant à la porte-parole de la Cédéao, Aminata Mbodj.
« La décision a été prononcée ce matin, indique l’agence. Il est question de la décision de la cour de lever les sanctions. »
Les sanctions de la Cédéao contre le Mali ont été imposées en septembre dernier, elles ont privé le pays d’accès aux marchés financiers régionaux. Néanmoins, le blocage des avoirs du Mali, la fermeture des frontières et la suspension d’une partie des transactions financières restent en vigueur.
Depuis septembre dernier, la Cédéao a annoncé à plusieurs reprises des sanctions contre le Mali en raison du report par les militaires de la passation du pouvoir au gouvernement civil. À l’automne 2020, les autorités maliennes ont pris la responsabilité auprès de la Cédéao de tenir une élection présidentielle en février 2022. Toutefois, Bamako a ensuite déclaré que le peuple malien choisirait lui-même la date des élections par l’intermédiaire de l’Assemblée constituante.
Pour rappel, le Mali a connu deux coups d’État militaires depuis août 2020. Lors de la première, qui a eu lieu le 18 août 2020, le président Ibrahim Boubacar Keïta a été démis du pouvoir. Un groupe de militaires dirigé par le colonel Assimi Goïta a nommé Bah N’Daw président par intérim du Mali. En outre, le 26 mai 2021, il a été destitué par le même groupe militaire, et, par décision de la cour constitutionnelle du Mali, M. Goïta a été élu dirigeant du pays pour une période de transition. En janvier dernier, les autorités maliennes ont annoncé que la période de transition, au cours de laquelle les militaires seraient à la tête, durerait encore cinq ans, jusqu’à la fin de 2026. Au cours des négociations avec la Cédéao, ce délai a été réduit de près de moitié.
237online.com
Ne manquez aucune actualite !
Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop




