La Chine est du « mauvais côté de l’histoire » sur la situation à Boutcha, affirme Psaki

Jen Psaki

Commentant lors d’une conférence de presse la position de Pékin sur la situation dans la localité ukrainienne de Boutcha, la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a répété la position des autorités américaines selon laquelle la Chine est du « mauvais côté de l’histoire ».

L’ambassadeur de la Chine aux Nations unies, Zhang Jun, a précédemment indiqué que les accusations au sujet de Boutcha devaient s’appuyer sur des faits, alors que des déclarations infondées étaient à éviter. Jen Psaki a été priée de commenter ces propos, ainsi que les articles des médias chinois selon lesquels les informations sur la situation à Boutcha sont des « infox ».

« Je dirai simplement que si vous répétez la propagande du gouvernement russe et du président Poutine, vous êtes du mauvais côté de l’histoire », a-t-elle affirmé.

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, avait déjà déclaré à la mi-mars que, selon Washington, la Chine s’était retrouvée du « mauvais côté de l’histoire » au sujet de la situation en Ukraine. Le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, a pour sa part noté que la position de la Chine était objective et juste et se trouvait du bon côté de l’histoire.

Le 3 avril, le ministère de la Défense russe a rejeté les accusations ukrainiennes du meurtre de civils dans la localité de Boutcha, dans la région de Kiev. Il a rappelé que l’armée russe s’était complètement retirée de Boutcha le 30 mars, tandis que les « preuves de crimes » n’avaient fait leur apparition que trois jours plus tard, avec l’arrivée d’agents du Service de sécurité ukrainien. Le ministère russe a également souligné que le 31 mars, le maire de Boutcha, Anatoli Fedorouk, avait confirmé dans son message vidéo qu’il n’y avait pas de militaires russes dans la ville, sans mentionner de cas d’habitants fusillés dans les rues. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a qualifié la situation à Boutcha d' »attaque d’infox ».

Le président Vladimir Poutine a déclaré le 24 février qu’en réponse à une demande d’aide des Républiques du Donbass, il avait décidé de lancer une opération militaire spéciale. Il a souligné que Moscou n’avait pas l’intention d’occuper des territoires ukrainiens et que l’opération n’avait pour objectif que la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine. L’Occident a alors décrété des sanctions massives contre Moscou.

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