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Bébé Joyce Nawal : Enquête administrative ouverte à l’Olympic Glory School d’Odza

ommission enquête Joyce Nawal – Olympic Glory School Odza Yaoundé 2026

Les manifestations à Odza ont produit un premier résultat concret. Le 28 mai 2026, le Délégué Régional de l’Éducation de Base du Centre, Komo Esaïe Prival, a ordonné l’ouverture d’une enquête administrative contre l’Olympic Glory School de Yaoundé, visée par des accusations de violences sexuelles sur une élève de 4 ans, connue sous le prénom Joyce Nawal. Une commission descend sur le terrain ce jeudi matin à 10 heures précises.

Ce que prévoit la commission

La commission est présidée par le Délégué Départemental de l’Éducation de Base du Mfoundi. Elle regroupe sept membres, dont le Chef Service des Établissements Scolaires, l’Inspecteur Régional de Pédagogie chargé de l’Enseignement Primaire, le Chef Service de l’Inspection Médico-Scolaire et deux cadres de la Délégation Régionale du Centre.

Leurs missions sont larges. Vérifier les faits allégués. Recueillir les témoignages du personnel, des parents et des riverains. Examiner les dispositifs de surveillance et de contrôle d’accès. Consulter les enregistrements des caméras de sécurité. Relever d’éventuels manquements professionnels, administratifs ou éthiques.

Un rapport circonstancié devra être transmis à la Délégation Régionale dans un délai de 72 heures après la fin des investigations.

C’est rapide. Trop rapide, diront certains, pour un dossier aussi sensible.

Le délégué régional insiste sur la confidentialité des travaux, la protection de la dignité de l’enfant, la présomption d’innocence et la non-ingérence dans les procédures judiciaires parallèles. Le document a été copié au Gouverneur de la Région du Centre.

Ce que cette enquête ne résout pas encore

L’ouverture d’une enquête administrative ne préjuge de rien. Elle dit que l’État a entendu la rue, pas qu’il a établi la vérité.

La gendarmerie d’Odza mène sa propre enquête depuis le dépôt de plainte. Ces deux procédures, judiciaire et administrative, avancent en parallèle. On ne sait pas encore si elles se coordonnent ou si chacune travaille dans son couloir.

Ce qui est certain : l’établissement est sous pression de toutes parts. La direction, qui avait publié un communiqué niant tout incident interne, devra maintenant s’expliquer devant une commission officielle, caméras et registres à l’appui.

La pression populaire a donc fonctionné. Reste à savoir si les 72 heures suffiront à produire un rapport utile, ou si ce délai sera lui-même prolongé sous prétexte de complexité.

Les parents attendent. Et ils regardent.

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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