Société

Je suis Florence Ayafor ! Où sont passés les Ong des femmes ?

Assez curieux ce silence entretenu sur ce drame notamment les organisations en charge de la protection des femmes.

Aucun communiqué de presse, aucune conférence de presse, aucune marche de protestation de ces Ong des femmes qui s’abreuvent goulûment de l’argent de l’Union européenne ! Où est passée Me Alice Kom, spécialiste de l’activisme intéressé, si prompte à dénoncer le gouvernement, pour dénoncer cette inhumanité qui scandalise ? Voici au moins une âme sensible, tout comme cette voix qui s’élève de l’université de Yaoundé pour accuser et dénoncer un acte barbare commis sur une femme.

Souffrante depuis quelques temps, indiquent nos sources, le ministre de de la Promotion de la femme et de la famille, Marie Thérèse Abena, devrait effectuer dans les tout prochains jours une sortie pour faire entendre la voix des femmes. Lisez ce texte émouvant.

J’ai vu la première vidéo de cette jeune femme traînée sur un sol caillouteux. ELLE ETAIT NUE et ils la trainaient au sol COMME UN ANIMAL (comme un porc) qu’on amène à l’abattoir pour l’égorger vivante. On la tirait on sol par le dos comme un vulgaire cochon qui pèse trop et qu’on ne peut soulever, le pire dans tout ça est qu’elle était bien vivante. Les uns arrêtaient les mains et les autres arrêtaient les pieds. Celui qui filmait tenait fièrement son appareil et ciblait la partie intime de la victime. Il agrandissait le film comme pour montrer que cette partie par laquelle nous sommes tous nés, par laquelle nous sommes tous sortis n’était plus sacrée.

D’autres y introduisaient (pénétraient) les canons de fusils avec une brutalité féroce au point qu’à chaque fois qu’un canon entrait et sortait, une larme sortait de mes yeux d’un homme qui a une mère, des sœurs, cousines et amies. Les uns crachaient sur elle, d’autres donnaient des coups de pieds durs et forts dans la partie intime. Dans tout ceci, elle était vivante et voyait le film de sa propre mort. Et ils faisaient tout ceci en plein milieu du jour pour donner la possibilité au soleil d’être témoin de cette cruauté et animalité de l’homme vis-à-vis de son semblable. Elle était traumatisée et ne parlait plus.

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On s’imagine combien elle avait déjà supplié ses propres frères de langue de lui pardonner et de la laisser partir. On s’imagine les différentes tournures linguistiques qu’elle a utilisées pour supplier ses frères consanguins de lui faire miséricorde. Elle a dû parler en pidjin, elle a peut-être même parlé en langue maternelle car parmi eux il devait y avoir un frère, pas seulement de langue mais de sang. Toutefois la seule réponse qui venait de ses frères était leur cruauté et leur animalité qui les a conduit à la violer, à lui ôter sa dignité humaine et de femme. Ils l’ont traité comme un animal, comme un porc ou comme une vulgaire chienne.

Dans la deuxième vidéo, un démoniaque et sataniste monsieur a demandé qu’on lui donne une machette. Celui qui tenait la caméra s’est approché et l’a cadrée sur le coup de Florence. ILS SE SONT MIS A L’EGORGER VIVANTE. Il fallait voir comme le sang sortait et comment cette jolie, digne et belle femme gigotait, se torpillait et tremblait comme un animal. Tout d’un cou je suis devenu froid, une sueur glacée a commencé à couler sur mon visage et j’ai failli me soulager sur moi. Du coup, mon voisin avec qui je voyais la vidéo a arraché mon téléphone en arrêtant la vidéo et m’a tendu une bouteille d’eau. J’ai passé plus de 10 minutes traumatisé et lorsque je suis revenu de là, j’avais des larmes aux yeux. Je me suis demandé pourquoi Dieu a-t-il donné une telle liberté à ces ambazoniens ? Soudain, une voix intérieure m’a redit que chacun récolte toujours ce qu’il sème et j’ai fait monter une intention au ciel pour le repos de l’âme de Florence.

A vous tous qui, de près ou de loin, êtes derrière ces massacres et ces crimes ; à vous qui financez et qui encouragez cette guerre fratricide ; à vous qui êtes impunément assis derrière les fauteuils et téléphones pour envoyer nos frères tuer et se faire tuer, à vous ONG INTERNATIONALES qui faites semblant de ne pas voir le mal et qui encouragez le terrorisme dans notre pays en couvrant le crime et la cruauté ; à vous nos chers compatriotes qui tirez profit de ces homicides et fratricides ; à vous qui avez des agendas cachés contre notre pays pour le mettre à feu et à sang et nous plonger dans les ténèbres de l’horreur ; à vous qui d’un silence complice et coupable refusez de dénoncer le mal et fermez les yeux sur les atrocités en encourageant indirectement l’horreur dans notre pays, à toi AMNESTY INTERNATIONAL et tes dirigeants, à vous POLITICIENS QUI VOULEZ SACCAGER NOTRE PAYS ; à vous tous qui êtes derrière la guerre dans notre pays et qui la financez ! Le peuple Camerounais vous dit : « QUE LE SANG DE CHAQUE HOMME ET FEMME VERSÉ AU NORD-OUEST ET SUD-OUEST ET A L’EXTREME NORD RETOMBE SUR VOS TÊTES ET SUR VOS ENFANTS JUSQU’À LA 7E GÉNÉRATION. Malheur à vous tous par qui le malheur de notre pays passe et passera. Vous avez encore le temps de vous convertir car la colère de Dieu et de nos ancêtres plane sur vous et commence déjà à s’abattre

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Que la semence du sang de Florence et de tous les hommes morts dans cette guerre porte du fruit pour vaincre le mal et les forces ténébreuses qui planent sur notre pays par la complicité de nos frères, lesquels sacrifient les vies de leurs consanguins au profit de leurs intérêts.

Le Cameroun restera un, fort et indivisible face à toutes ces forces démoniques. Force à la paix, force à l’amour, force à la fraternité et la solidarité. Chers frères et sœurs, enterrons la hache de la guerre, de la division, du tribalisme pour vaincre par l’amour. Réveillons-nous et unissons-nous pour dire non aux forces du mal qui veulent plonger notre pays dans les ténèbres de l’horreur.

«JE SUIS FLORENCE»

Bouba Aboubakar

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