Une amende de 100 000 francs, ça pique pour un simple retard de paperasse. La Direction générale des impôts (DGI) a lancé un ultime rappel aux contribuables camerounais qui n’ont pas encore fait leur déclaration IRPP. John Kinyuy, chef de la division informatique de la DGI, a fixé le couperet au 14 septembre 2026, passé ce délai, place aux sanctions.
Un délai qui touche à sa fin
Selon les précisions données hier lors d’un échange avec les médias, les contribuables non professionnels relevant de la catégorie des hautes personnalités, ainsi que les salariés des secteurs public et parapublic, ont jusqu’au 14 septembre pour régulariser leur situation. Passé cette date, ils tomberont sous le coup de l’article L3 bis du Code général des impôts, qui prévoit la publication de la liste des défaillants par voie de presse.
Et ce n’est pas tout. Conformément à l’article L99 du livre des procédures fiscales, ces retardataires payeront une amende forfaitaire de 100 000 francs, a précisé John Kinyuy. Le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, avait déjà signé un communiqué le 2 septembre dernier pour rappeler que l’administration fiscale restait disposée à accompagner les contribuables.
Au 31 août 2026, 1,4 million de déclarations avaient déjà été enregistrées, sur une projection de trois millions de contribuables attendus. Le chiffre fait mal quand on le compare à l’objectif final, même si la DGI se veut rassurante sur la tendance.
Une administration qui veut y croire, mais le compte n’y est pas encore
Comparées à l’année dernière où les usagers avaient du mal à effectuer cette opération, les déclarations pour l’exercice 2025 se font globalement mieux, selon Kinyuy. Les contribuables maîtriseraient mieux le processus, avec une adhésion appréciable. Franchement, l’argument tient la route sur le papier, mais il reste presque la moitié des trois millions attendus à convaincre en quelques jours seulement.
Si les trois millions de contribuables finalisent leurs déclarations, les recettes attendues sont estimées à 17 milliards de francs CFA. C’est un enjeu de taille pour l’État, qui compte sur cet impôt pour mener à bien ses missions régaliennes. On attendait mieux à ce stade de l’année, c’est le moins qu’on puisse dire, pour un impôt aussi structurant que l’IRPP.
Ne manquez aucune actualite !
Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: laurentdiby@237online.com
📰 Voir tous ses articles →



